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              15 Description archivistique résultats pour conditions de vie

              CH-001784-0 SON-L-004-3 · pièce · 20.03.2007
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Gérard Forster, secrétaire permanent de la section lausannoise de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l’organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et l’évolution des structures organisationnelles liées à leur participation, ainsi que notamment l'action collective et les défenses individuelles en vue d'améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.

              Repérage des sujets principaux (3ème partie/3)
              00:00-01:30 Commissions tripartites décidant des contingents des saisonniers
              01:30-04:05 travail de Gérard Forster auprès de travailleurs immigrés dans l'agriculture en Espagne
              04:05-05:45 projet de créer un village pour les travailleurs immigrés en Espagne
              05:45-05:52 conclusion de l'interview

              Forster, Gérard; interviewé/e
              CH-001784-0 SON-L-004-2 · pièce · 20.03.2007
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Gérard Forster, secrétaire permanent de la section lausannoise de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l’organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et l’évolution des structures organisationnelles liées à leur participation, ainsi que notamment l'action collective et les défenses individuelles en vue d'améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.

              Repérage des sujets principaux (2ème partie/3)
              00:00-00:40 sur l'action du syndicat pour l'amélioration des conditions de vie des saisonniers
              00:40-03:20 intérêt de Forster pour le "terrain", notamment pour améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers
              03:20-06:00 comparaison et rivalité de la FOBB avec les syndicats chrétiens: anecdote sur un permanent espagnol qui a quitté la FOBB pour rejoindre un syndicat chrétien
              06:00-07:20 aide aux saisonniers en matière de regroupement familial
              07:20-10:10 arrivées clandestines de familles de saisonniers et location de chambres chez l'habitant; anecdote sur une famille travaillant pour l'entreprise Hofstettler
              10:10-12:15 action de la section lausannoise de la FOBB sur la lutte pour la suppression de la visite sanitaire
              12:15-14:15 inscriptions à la commune à l'arrivée en Suisse
              14:15-19:05 succès syndicaux importants: amélioration des logements, ouverture du reste de la population suisse envers les saisonniers
              19:05-22:20 sur les discrimination des saisonniers dans leurs conditions de travail: report des augmentations, montant des loyers, protection sociale
              22:20-24:00 impact de la durée de contrat de 9 mois sur l'accès aux assurances sociales
              24:00-25:50 sur l'engagement incertain pour l'année à venir en fonction des conditions climatiques et économiques, et la nécessité d'effectuer 9 mois de travail 5 années à la suite pour obtenir le permis B
              25:50-28:50 fêtes organisées lors du départ annuel de saisonniers
              28:50-29:50 sur la xénophobie en Suisse
              29:40-30:55 l'initiative "Etre solidaires", pour la suppression du statut de saisonnier
              30:55-32:20 relations entre les membres suisses du syndicat et les membres saisonniers; proportion des différentes nationalités au sein des syndicats
              32:20-35:25 travail d'Eleonore Zottos sur les archives de la FOBB à Lausanne (Dorigny); la FOBB parlait au nom des autres; motivations pour le projet d'ouvrage et notamment la question du dumping salarial possible face aux saisonniers
              35:25-40:40 positions politiques au sein des syndicats suisses vis-à-vis des travailleurs immigrés, de l'initiative Schwarzenbach et de la question de la surpopulation étrangère; sur la xénophobie dans les syndicats suisses
              40:40-42:55 position des syndicats sur la question du permis B et des contingents
              42:55-46:00 dénonciation émanant de syndicats des entreprises qui demandaient plus de saisonniers
              46:00-47:12 suivi des conditions salariales des frontaliers et actions des syndicats

              Forster, Gérard; interviewé/e
              CH-001784-0 SON-L-004-1 · pièce · 20.03.2007
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Gérard Forster, secrétaire permanent de la section lausannoise de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l’organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et l’évolution des structures organisationnelles liées à leur participation, ainsi que notamment l'action collective et les défenses individuelles en vue d'améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.

              Repérage des sujets principaux (1ère partie/3)
              00:00-00:40 engagement syndical de Gérard Forster relatif à la condition des saisonniers en Suisse
              00:40-02:05 visites aux saisonniers dans les baraques et négociations avec les patrons
              02:05-03:55 rivalités avec les syndicats chrétiens dans les contexte de projets de construction d'autoroutes
              03:55-05:00 qualité des repas dans les baraquements et différences de traditions culinaires
              05:00-08:20 enjeu de l'action syndicale pour l'amélioration des conditions de logement pour l'affiliation au syndicat
              08:20-09:05 proportions des différentes nationalités présentes parmi les membres saisonniers du syndicat
              09:05-11:45 situation géographique et état des logements : exemples de l'ancienne prison à Cossonay et du Moulin du Choc
              11:45-12:15 anecdote sur les fêtes de Pâques fêtées avec les saisonniers dans les baraquements
              12:15-15:55 rapport entre qualité du logement et prix du loyer: exemple d'une action médiatique des syndicats pour dénoncer un logement insalubre aux environs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne
              15:55-16:35 accès aux logements pour les syndicats
              16:35-17:40 types de logement et installations disponibles dans les immeubles les plus confortables
              17:40-20:45 problèmes fréquemment rencontrés dans les logements de saisonniers : loyer, installations, nombre de personnes par chambre
              20:45-22:45 mobilisations pour l'amélioration des conditions de logement, de travail, et pour l'abolition du statut de saisonnier
              22:45-23:20 réunions des syndicats dans les baraquement dans le cadre de mobilisations
              23:20-24:50 projection de films dans les baraquements dans le cadre d'activités de loisirs
              24:50-28:30 relations amicales dans le cadre de rencontres avec les secrétaires syndicaux en fin de journée
              28:30-29:15 implication des saisonniers dans l'adhésion de leurs collègues au syndicat
              29:15-30:20 attitudes et engagements des secrétaires syndicaux face aux mauvaises conditions de vie, de travail et les salaires
              30:20-31:30 relation des secrétaires syndicaux avec les patrons
              31:30-32:55 déplacements entre baraquements et chantiers, des camions bâchés aux camionnettes
              32:55-34:10 défenses individuelles en matière de conditions salariales
              34:10-34:50 effectifs de secrétaires syndicaux et charge de travail
              34:50-36:00 facteurs d'engagement des saisonniers à la FOBB
              36:00-37:30 sur les revendications politiques et l'importance des résultats individuels: témoignage sur une grève menée contre les comportements rabaissants d'un patron
              37:30-39:00 commentaire sur les groupes des saisonniers au sein du syndicat
              39:00-41:35 engagement de groupes dits "extérieurs" [à Lausanne] dans les manifestations et grèves; assemblées et permanences dans les baraquements; anecdote sur une grève à Oron
              41:35-42:45 entente et tension au sein des groupes de saisonniers en fonction des nationalités présentes
              42:45-43:35 organisation des cours de français pour saisonniers notamment par Tarcisio Manca
              43:35-44:55 chambre consultative des immigrés et rapports de la FOBB avec la chambre consultative
              44:55-47:30 cours de français comme facteur d'intégration, fréquentation des cercles (portugais, espagnols et italiens)
              47:30-47:40 action du syndicat relative à l'obtention du permis B ou C

              Forster, Gérard; interviewé/e
              CH-001784-0 SON-B-006-1 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'Alfred Frey, colleur de papier peint, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:39:05).
              Période évoquée : 1920-1940

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Partie 1/1):
              Alfred Frey est un colleur de papier peint et il raconte qu'on le surnomme l'orfèvre. Il a été formé par un camarade italien appliqué et soucieux de précision. Il a effectué des travaux hors du commun, comme celui de coller des partitions sur les murs du salon d'un pianiste, ou d'autres plus courants mais exigeants comme la pose au plafond pour simuler le travail des staffeurs et des ébénistes.
              Il débute dans ce métier dans les années 1920, il y a très peu de travail, il fait la tournée de la ville tous les matins avec les camarades pour demander une place. En hiver aussi, il n'y a pas de travail, ils doivent économiser "comme les fourmis". Les épiceries font parfois crédit et les dettes sont payées au printemps.
              Il raconte qu'il rêvait d'être employé de bureau, mais comment, pendant la crise économique, le choix du métier de colleur de papier peint s'est imposé à lui. Il relate comment d'autres aussi se sont retrouvés à exercer ce métier, comme de nombreux horlogers, augmentant ainsi la précision du travail accompli. Il raconte son énervement par rapport aux personnes qui "volent le métier". Il raconte la dissolution de l'Association des colleurs de papier peint, et ensuite l'affiliation des membres aux différents syndicats. Il décrit les avantages apportés par l'affiliation d'un grand nombre de colleurs de papier peint à la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB).
              Il décrit la particularité d'un domaine ou les patrons et vendeuses de papier peints ne connaissent pas le métier, entraînant des difficultés dans la qualité du travail accompli et les relations avec les clients. Il rapporte l'évolution des techniques de travail, allant des méthodes de fabrication des colles, à celui du transport de matériel à bicyclette.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-010-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un peintre en bâtiment et plâtrier, Ernest Kolly - le personnage N - et de sa femme, , par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:30:15).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/1):
              Il explique un premier acte qui marque ses convictions libertaires: il a refusé de payer les dix francs demandés pour recevoir son diplôme de peintre. Il n'a donc jamais eu de copie de son diplôme. Il raconte sa participation aux luttes contres les évacuations, le "kilo du chômeur", les réunions du groupe anarchiste à la rue Coutance, sa participation à la Ligue d'action du bâtiment (LAB). Il parle de l'élaboration du journal Le Réveil anarchiste qui se vendait le samedi après-midi dans les rues de Genève. Il dit que Luigi Bertoni est mort dans la misère. Il parle de la personnalité de Lucien Tronchet, "il était très personnel", il dit que des personnes ont été évincées de groupements par lui. Ils discutent de la problématique de la mémoire de la Ligue d'action du bâtiment (LAB) et de la Fédération des ouvriers sur bois et de bâtiment (FOBB) trop centrée sur une seule personne. Après un accident de pont-volant, il a bénéficié d'un arrangement que son patron a trouvé avec un autre patron peintre en bâtiment: par une astuce, il réussissait à lui payer la différence avec le salaire qu'il aurait touché si il avait travaillé à 100%. Sa femme est allée travailler en dehors du foyer après l'accident.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-D-005-2 · pièce · 1992
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Louisa Vuille, ouvrière horlogère, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:35:03).
              Période évoquée: 1910-1950

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3 et 3/3) :
              Louisa Vuille, née en 1901 à Villeret dans le Jura bernois, évoque son enfance et son apprentissage d’ouvrière horlogère à La Chaux-de-fonds, puis ses conditions de vie et son parcours professionnel après son installation à Genève en 1918 (à Chêne-Bourg, puis à Chêne-Bougeries).
              Elle explique les différentes étapes de la fabrication d’une montre, la manière dont le travail était organisé et les tâches respectives des hommes et des femmes (spiral, réglage, retouche, terminage). Elle parle du travail à domicile, en compagnie de son père également horloger, ainsi que les ateliers successifs où elle a travaillé après le décès de son père (entre autres Helbein, Rolex 1929-1939, Niton). Elle revient sur sa première expérience syndicale, la dénonciation des conditions de travail subies par les ouvrières vérifiant l’étanchéité des montres chez Rolex.
              Elle évoque également brièvement sa vie personnelle, ses problèmes de santé, son mariage et les difficultés de sa vie de couple, son choix de travailler à 50% et ses conséquences.
              De 1941 à 1943, elle s’établit à Annemasse et travaille dans l’atelier Niklès, qui emploie de nombreux déplacés français provenant du Doubs.
              En filigrane de sa vie professionnelle transparaissent parfois ses activités syndicales et son engagement politique, chez les femmes socialistes genevoises dans l’entre-deux-guerres, puis au Parti du travail et à la FOMH après la Deuxième Guerre mondiale. Elle est également experte à la Commission d’apprentissage de l’Ecole d’horlogerie.
              Louisa Vuille revient également sur sa participation à plusieurs sociétés ouvrières, en particulier à la Chorale populaire l’Avenir (activités, fonctionnement, répertoire) et plus brièvement sur sa pratique de l’esperanto et sa participation au groupe de théâtre L’Effort (principalement dans la 2e partie/3). Elle évoque également certaines activités de loisirs (musique et concerts).
              Détaillant les conditions de travail et leur évolution, notamment sur le plan des horaires, elle termine sur l’évocation de ses premières vacances à l’étranger (Espagne, France, Italie).

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-D-006-2 · pièce · 1992
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Franco Stabilini, ouvrier régleur-appareilleur à Hispano, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 02:02:36).
              Période évoquée: 1940-1980

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3 et 2/3) :
              Franco Stabilini, né en 1921, évoque la situation de l’Italie durant la Deuxième Guerre mondiale, ses activités syndicales et politiques au sein de l’usine Breda à Brescia, les liens avec la résistance antifasciste, l’effervescence de l’après-guerre et les expériences de luttes ouvrières.
              Après une période de chômage, Stabilini est recruté en 1951 par l’entreprise Hispano de Genève en compagnie d’environ 120 autres ouvriers qualifiés italiens. Il décrit les conditions de vie, le logement, la séparation d'avec les familles, de ces travailleurs italiens, recrutés comme «stagiaires » pour des raisons de politique d’immigration, bien qu’ils sont très qualifiés.
              Stabilini détaille la production de l’usine, les secteurs d’activités et les postes auxlesquels il a travaillé. Il explique l’organisation du travail, le rôle des chefs, la mécanisation et la rationalisation de la production. Hispano fabrique des armes et des munitions pour l’armée suisse et pour l’exportation.
              Il présente ses propres initiatives pour optimiser la production et développer de nouvelles méthodes de travail. Il fait apparaître le besoin de créativité ouvrière ainsi que la marge de manœuvre limitée de l'ouvrier dans le processus de travail.
              Stabilini évoque également les luttes pour l’amélioration des conditions de travail et notamment la question du salaire au rendement, avec une part variable liée à la productivité. Stabilini était alors membre de la Commission ouvrière pour le compte de la FOMH.
              Il parle également de la situation des ouvriers immigrés italiens, de leur organisation au sein de la Colonie libre italienne (sans détailler), de leurs statuts, de leurs conditions de logement et des problèmes de xénophobie.
              Il conclut sur les licenciements auxquels Hispano a procédé lorsque l’entreprise a été confrontée à la crise dans les années 1970, puis a finalement fermé.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-D-006-3 · pièce · 1992
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Franco Stabilini, ouvrier régleur-appareilleur à Hispano, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 02:02:36).
              Période évoquée: 1940-1980

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3 et 2/3) :
              Franco Stabilini, né en 1921, évoque la situation de l’Italie durant la Deuxième Guerre mondiale, ses activités syndicales et politiques au sein de l’usine Breda à Brescia, les liens avec la résistance antifasciste, l’effervescence de l’après-guerre et les expériences de luttes ouvrières.
              Après une période de chômage, Stabilini est recruté en 1951 par l’entreprise Hispano de Genève en compagnie d’environ 120 autres ouvriers qualifiés italiens. Il décrit les conditions de vie, le logement, la séparation d'avec les familles, de ces travailleurs italiens, recrutés comme «stagiaires » pour des raisons de politique d’immigration, bien qu’ils sont très qualifiés.
              Stabilini détaille la production de l’usine, les secteurs d’activités et les postes auxlesquels il a travaillé. Il explique l’organisation du travail, le rôle des chefs, la mécanisation et la rationalisation de la production. Hispano fabrique des armes et des munitions pour l’armée suisse et pour l’exportation.
              Il présente ses propres initiatives pour optimiser la production et développer de nouvelles méthodes de travail. Il fait apparaître le besoin de créativité ouvrière ainsi que la marge de manœuvre limitée de l'ouvrier dans le processus de travail.
              Stabilini évoque également les luttes pour l’amélioration des conditions de travail et notamment la question du salaire au rendement, avec une part variable liée à la productivité. Stabilini était alors membre de la Commission ouvrière pour le compte de la FOMH.
              Il parle également de la situation des ouvriers immigrés italiens, de leur organisation au sein de la Colonie libre italienne (sans détailler), de leurs statuts, de leurs conditions de logement et des problèmes de xénophobie.
              Il conclut sur les licenciements auxquels Hispano a procédé lorsque l’entreprise a été confrontée à la crise dans les années 1970, puis a finalement fermé.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-D-005-3 · pièce · 1992
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Louisa Vuille, ouvrière horlogère, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:35:03).
              Période évoquée: 1910-1950

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3 et 3/3) :
              Louisa Vuille, née en 1901 à Villeret dans le Jura bernois, évoque son enfance et son apprentissage d’ouvrière horlogère à La Chaux-de-fonds, puis ses conditions de vie et son parcours professionnel après son installation à Genève en 1918 (à Chêne-Bourg, puis à Chêne-Bougeries).
              Elle explique les différentes étapes de la fabrication d’une montre, la manière dont le travail était organisé et les tâches respectives des hommes et des femmes (spiral, réglage, retouche, terminage). Elle parle du travail à domicile, en compagnie de son père également horloger, ainsi que les ateliers successifs où elle a travaillé après le décès de son père (entre autres Helbein, Rolex 1929-1939, Niton). Elle revient sur sa première expérience syndicale, la dénonciation des conditions de travail subies par les ouvrières vérifiant l’étanchéité des montres chez Rolex.
              Elle évoque également brièvement sa vie personnelle, ses problèmes de santé, son mariage et les difficultés de sa vie de couple, son choix de travailler à 50% et ses conséquences.
              De 1941 à 1943, elle s’établit à Annemasse et travaille dans l’atelier Niklès, qui emploie de nombreux déplacés français provenant du Doubs.
              En filigrane de sa vie professionnelle transparaissent parfois ses activités syndicales et son engagement politique, chez les femmes socialistes genevoises dans l’entre-deux-guerres, puis au Parti du travail et à la FOMH après la Deuxième Guerre mondiale. Elle est également experte à la Commission d’apprentissage de l’Ecole d’horlogerie.
              Louisa Vuille revient également sur sa participation à plusieurs sociétés ouvrières, en particulier à la Chorale populaire l’Avenir (activités, fonctionnement, répertoire) et plus brièvement sur sa pratique de l’esperanto et sa participation au groupe de théâtre L’Effort (principalement dans la 2e partie/3). Elle évoque également certaines activités de loisirs (musique et concerts).
              Détaillant les conditions de travail et leur évolution, notamment sur le plan des horaires, elle termine sur l’évocation de ses premières vacances à l’étranger (Espagne, France, Italie).

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-D-003-2 · pièce · 1992
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Jeanne Magnin, couturière âgée de 96 ans, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:02:17).
              Période évoquée: 1910-1950

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
              Jeanne Magnin (née en 1896) évoque son enfance et sa jeunesse dans un milieu ouvrier à Collonges: son parcours scolaire, ses conditions de vie peu avant la Première Guerre mondiale. Elle parle de son apprentissage de couturière à Genève, de ses conditions de travail, de son activité de couturière à domicile. Elle détaille les divers vêtements qu’elle confectionnait ou raccommodait et évoque sa clientèle, principalement ouvrière. Elle revient également sur l’évolution du métier : les techniques, les instruments (machine à coudre, fer à repasser, fermeture éclair…).
              Jeanne Magnin parle ensuite des conditions de vie de cette période, du soutien financier à ses parents et évoque les difficultés liées aux deux guerres mondiales.
              Dans la deuxième partie, elle revient plus longuement sur la mode et les vêtements portés par la classe ouvrière dans les différentes circonstances de la vie (robe de communion, vêtements de deuil, habits de bal, vêtements de travail, chapeaux et casquettes). Elle reparle également de l’évolution techniques (machine à coudre électrique, fer à repasser, balai mécanique et machine à laver).

              Magnin, Jeanne; interviewé/e