Ce fonds s'étend de 1938 à 2021 et rend compte du parcours personnel, syndical et militant de Dan Gallin.
Certains documents concernant Elizabeth Gallin sont également présents dans ce fonds dans les dossiers suivants: Éléments biographiques (DGA-A-01), Correspondance personnelle de Dan Gallin (DGA-B-02), Publications de Dan Gallin (DGA-C-01), Correspondance relative à l'indépendance algérienne (DGA-D-01), Groupe femmes du Parti socialiste genevois (DGA-E-11).
Dans ce fonds, nous retrouvons des documents personnels et biographiques (série A), de la correspondance et des documents relatifs notamment aux activités politiques et à la production écrite de Dan Gallin (séries B à E), des notes personnelles et des collections de documents rassemblés dans le cadre de ses différentes activités (séries F et G).
La série A couvre le parcours familial, personnel et professionnel de Dan Gallin. Elle comprend des documents de nature biographique, notamment administratifs.
La série B comprend la correspondance personnelle, syndicale et militante de Dan Gallin échangée avec des personnes et des organisations, en Suisse et à l'international.
La série C couvre la production écrite et les discours prononcés par Dan Gallin entre 1948 et 2021. Elle comprend des livres, brochures, articles, revues et projets de publication, ainsi que des discours et interventions présentés dans le cadre de congrès, conférences et autres événements.
La série D couvre l'engagement de Dan Gallin, dans le cadre de la lutte d'indépendance algérienne, 1955 et 1962, auprès notamment de l'Union des syndicats des travailleurs algériens (USTA). Elle comprend de la correspondance ainsi que des documents produits par des organisations militantes algériennes liées à l'USTA et au Mouvement national algérien (MNA), parmi lesquels figurent principalement des rapports et des périodiques.
La série E couvre une partie des activités du Parti socialiste genevois (PSG) et des commissions ou groupes dont Dan Gallin a été membre (1958-) et les activités de ce dernier au sein du PSG. Elle comprend les convocations et le courrier adressés aux membres, des procès-verbaux, des documents de travail et des rapports.
La série F comprend des notes de réunions principalement de l'UITA, des notes bibliographiques prises par Dan Gallin durant la période de ses études universitaires (années 1950) et des coupures de presses relatives à la situation politique dans les pays d'Europe de l'Est (années 1950 et 1960).
La série G comprend des ensembles d'affiches, cartes postales et paroles de chansons collectées par Dan Gallin dans le cadre de ses activités syndicales et militantes.
Activités du Comité de solidarité socialiste avec les pays de l'Est (CSSOPE), fondé à Genève en mars 1977 et dissous en 1990. Documentation sur la répression dans les pays de l'Est des années 1960 à 1980, et en particulier sur les abus de la psychiatrie à des fins politiques.
Comité de solidarité socialiste avec les opposants des pays de l'est (CSSOPE)Statuts, comptabilité, correspondance, rapports annuels du Comité; documentation et photographies sur la foyer Pablo Casals, Montauban; brochures et documention sur la situation en Espagne.
Comité d'aide aux réfugiés espagnolsLucien Tronchet au micro, entouré de 4 autres personnes, dont deux Africains, lors d'une réunion du Centre Afro-Américain du Travail (CAAT), soutenu par l'AFL-CIO.
Wenger, Roger, photographeEmission de radio faite par des femmes pour des femmes consacrée notamment à l'histoire des ouvrières vaudoises, à l'agenda social et culturel de Ménage-toi, à la publication des barèmes d'assistance, à l'exposition de l'association Solidarité Enfants du Chili, et à la spiruline dans l'alimentation, animée par Alda De Giorgi, Jacqueline Berenstein-Wavre et Marianne Aerni (durée totale: env. 02:05:00).
Résumé
Partie 3/4: interview d'Isabelle Merminod, membre de l'association Solidarité Enfants du Chili à propos de l'exposition de xylographie par l'artiste René Leal à la salle du Forum (08:25-14:45, 17:35-20:40), chronique "Remue-ménage" à propos de la publication des barèmes d'assistance, par Jacqueline Berenstein-Wavre (23:40-26:20), musique.
Interview d'un tailleur de pierre, Antoine Perrin, et de sa femme, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:08:48).
Période évoquée: 1920-1960
Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2):
Cet entretien débute avec le récit du travail des terrassiers, les outils et techniques utilisées. Il les compare à des travailleurs dans les mines. Lorsque les premières pelles mécaniques sont arrivées des actions syndicales ont eu lieu pour protester contre l'usage de ces machines qui volaient le travail de quarante hommes. Les sujets traités sont notamment la formation ("vol du métier"), les différents types de patrons et les systèmes de surveillance exercés sur les ouvriers, la fête des tailleurs de pierre à Carouge dans les années 1920, la pierre de Meillerie, les astuces sur les chantiers pour se réserver les bonnes pierres d'angle, la bicyclette, les accidents de ponts volants, l'accueil des enfants républicains pendant la guerre d'Espagne. Il brosse le portrait et livre les surnoms d'animaux des membres de cette communauté des tailleurs de pierre, un des premier corps de métier à se syndiquer.
Interview d'un tailleur de pierre, Antoine Perrin, et de sa femme, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:08:48).
Période évoquée: 1920-1960
Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2):
Cet entretien débute avec le récit du travail des terrassiers, les outils et techniques utilisées. Il les compare à des travailleurs dans les mines. Lorsque les premières pelles mécaniques sont arrivées des actions syndicales ont eu lieu pour protester contre l'usage de ces machines qui volaient le travail de quarante hommes. Les sujets traités sont notamment la formation ("vol du métier"), les différents types de patrons et les systèmes de surveillance exercés sur les ouvriers, la fête des tailleurs de pierre à Carouge dans les années 1920, la pierre de Meillerie, les astuces sur les chantiers pour se réserver les bonnes pierres d'angle, la bicyclette, les accidents de ponts volants, l'accueil des enfants républicains pendant la guerre d'Espagne. Il brosse le portrait et livre les surnoms d'animaux des membres de cette communauté des tailleurs de pierre, un des premier corps de métier à se syndiquer.
Emission de radio faite par des femmes pour des femmes: programme de fête centré sur la musique et animé par Marianne Aerni (Durée totale: 01:33:03 - manque la dernière demi-heure de l'émission).
Résumé
Partie 2/2: annonce d'un programme de fête centré sur la musique (04:50-5:15, 37:55-38:10), musique.
Emission de radio faite par des femmes pour des femmes: programme de fête centré sur la musique et animé par Marianne Aerni (Durée totale: 01:33:03 - manque la dernière demi-heure de l'émission).
Résumé
Partie 1/2: indicatif de l'émission (03:20-04:10), sommaire de l'émission (04:45-06:15), idées de cadeaux (09:50-12:20, 18:00-20:35), appel au boycott des produits provenant d'Afrique du Sud et soutien aux Magasins du monde (23:15-25:30), Agenda de la femme 1987 en cadeau (28:10-29:10), appel aux auditrices pour des suggestions de films (39:10-39:50, 43:45-44:30), musique.
Interview d'un ferblantier-appareilleur, Alex Burtin, le personnage R, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:58:08).
Période évoquée : 1930-1960 (principalement)
Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
Ce ferblantier-appareilleur raconte dans un premier temps son activité syndicale et politique au sein de la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB), notamment son séjour en prison à Bochuz pour la diffusion d'un tract contre la guerre. Dans un deuxième temps, il décrit son métier et les techniques utilisées avant les grands changements liés à l'évolution des matériaux. Plus tard, personne ne voulait l'engager, il a donc décidé de devenir patron.
Repérage des sujets principaux (2ème partie/2)
00:00:00 à 00:09:00 : "J'ai participé à la Ligue d'action du bâtiment (LAB) - J'ai participé quelques samedis - on s'est bagarré un peu à la rue de Lausanne – beaucoup de bagarres contres les fascistes, il y avait les équipes, les petit-fils de Töpffer, les gars d'Oltramare, des anars qui vendaient le Réveil - c'était le temps des costumes - cravate des anars, la lavallière, il y avait une futaine brune, les communistes, pas beaucoup, mais il y avait les chemises brunes, les syndicats chrétiens avaient les chemises vertes - trésorier au syndicat des ferblantiers - Jeunesse FOBB de toutes les professions, puis groupe de loisir, 1000 francs de bénéfices - Organisé le bal des apprentis - Au début c'était des cours, puis c'était des loisirs - Foire de Bâle - La Dôle, conférences - J'aurai voulu leur donner une activité culturelle - La transmission est très importante - Bien de garder la ligne du parti mais chacun doit avoir sa liberté - Chercher un boulot de contremaître - Je suis devenu patron, parce-que j'ai pas été pris dans d'autres entreprises - Les clients sont venus avec moi - Les anciens anars y en a beaucoup qui sont devenus patrons - Beaucoup d'antifascistes se sont mis à leur compte - Les gens ont peur de la discussion - Pas eu une formation très longue, quitté l'école à 13 ans - Père et mère orphelins - par l'assistance, ils l'ont mis dans le canton de Vaud et l'ont placé chez les paysans - Se sont mariés à 18 ans - Elle a pu se marier mais sans avoir beaucoup d'argent - Elle travaillait pour les gosses, on a tous eu une formation - Lui, il était plutôt pro-communiste, pour la Russie - On se bagarrait tous les jours à table - Il était plutôt indépendant, il n'aimait pas cette discipline."
[césure]
00:08:45 à 00:18:00 : "Apprentissage, finalement l'ouvrier c'est le plus mauvais patron - fallait quand même voler le métier, même si il y en avait qui étaient des bons compagnons - Apprentissage de 3 ans de ferblantier-appareilleur - Un jour de cours par semaine - En ce temps-là, on intervenait pour les installations d'eau - Second œuvre: on montait les colonnes en plomb, il fallait vraiment connaître le métier - le métier est moins spécialisé qu'avant - A l'époque, il fallait cintrer tous les coudes sur place - la soudure: souder plomb sur plomb et étain, puis la fonte en joint coulé, maintenant c'est tous des raccords vissé - les Espagnols travaillaient bien le plomb - on devait aussi lire les plans - avant, quand on faisait un grand bâtiment, on installait un atelier - C'était en regardant qu'on apprenait, certains ouvriers avaient des secrets, comme pour cintrer - On a fait beaucoup de cours de plomberie pour souder avec des billes - Colonnes d'eau, colonne de chutes, salles d'eau - Maintenant, il faut être plus précis - On avait plus le temps, on travaillait à 1.20 francs de l'heure - La discipline sur le chantier, c'est beaucoup moins qu'avant - Ce sont les plombiers qui ont eu les vacances en premier - Installations sanitaires - Une plaque de métal, on fait des chenaux, les gorges, les garnitures sur le toit - avant on travaillait le zinc - Ça demande plus de connaissances";
00:18:00 à 00:27:00 : "Maintenant on agrafe, on fait beaucoup moins de soudures, et on brase - dans les maisons, on venait après les maçons, avant les peintres - avant les carreleurs et les plâtriers - A présent, c'est tout du préfabriqué - méthode de travail - On était nombreux à Genève, maintenant on est beaucoup moins nombreux - Dans les grands immeubles de six étages ou était 3 ou 4 - un pour les trous à la massette, un qui traçait (le chef de chantier) tous les appareils parterre, un qui scellait tout au ciment, un autre qui vissait tous les appareils - un manœuvre et deux appareilleurs - Nous on travaillait tout l'hiver - On allumait un feu - Premiers à obtenir les jours de vacances, les ferblantiers - Grâce à Tronchet - Lucien a beaucoup fait pour que les gens puissent se changer et se laver, il y a pas de raison que quand on s'attable au bistrot on sache que c'était un maçon - Puis tous le monde est allé à la FTMH, car à cheval entre le bâtiment et la FOBB - Grande influence des communistes, pour cette raison je suis resté à la FOBB - Lutte contre les communistes, entres les syndicalistes et les communistes - On faisait des manifestations, car les conventions collectives n'étaient pas respectées - Puis, aussi le travail à la pièces, nous on voulait pas - Il y a toujours eu beaucoup de petites entreprises de ferblantiers, mais le patron était ferblantier, quelques exceptions - La Ligue d'action du bâtiment (LAB), j'y ai participé mais moins, parce que je faisais du sport, c'était incompatible - J'étais à la bagarre des jours fériés";
00:27:00 à 00:28 :00 "On était rentré à l’hôtel de ville - Ça a été un tour de force - Il y avait du monde à la manifestation - Jours fériés, un progrès social beaucoup plus important que deux sous de plus".