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Interview des frères Bloch, marchands de bois (2ème partie/2)

Interview des Frères Bloch, marchands de bois, par Christiane Wist (Durée totale: 01:09:17).
Période évoquée: 1920-1960.

Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
Dans ce riche et imagé entretien à trois voix, les frères Bloch racontent leur activité de marchands de bois. Ils détaillent leur formation et les voyages qu'ils ont effectué en lien avec cela. Au cours de l'entretien, ils parlent beaucoup des qualités et propriétés des différents bois et des processus d'abattage de conservation ou de séchage à effectuer. Ils expliquent les évolutions dans les métiers de menuiserie et d'ébénisterie, le contre-plaqué, l'aggloméré. Ils amènent des éléments contextuels aux évolutions, telle l'indispensable arrivée du chauffage central pour l’essor des meubles en contreplaqué. Ils mentionnent la question de la gestion des forêts ainsi que les salaires et temps de travail de leurs employés. Parmi tant d'autres éléments, ils expliquent la difficulté pour les artisans de se faire payer par les aristocrates.

Sujets principaux - segments temporels (2ème partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : Anecdote sur le menuisier de Montbrillant. Il achetait au jour le jour, en raison de la destruction prévue du quartier des Grottes – La question des parasites importés dans les bois – Ciba-Geigy a pris des bestioles pour produire des gaz pour traiter à la colonie – Avant la guerre ils achetaient frais et séchaient. Ensuite des séchoirs ont été utilisés – Mais le bois n'aime pas être brusqué. Souvent l'intérieur reste humide et garde sa dimension, l'extérieur veut se rétrécir et donc se fend – Ils mouillent donc l'extérieur. - Séchage rapide jusqu'à 60 mm ça va, mais au-delà c'est plus compliqué. Ils ont essayé avec le micro-onde mais cela devait coûter trop cher. - Temps de travail et salaire. - Questions des quotas après la guerre, plus possible d'engager des Italiens ou des Français ;
00:09:00 à 00:18:00 : Dans l'entre-deux-guerres, on a engagé de la main-d’œuvre de la Suisse – Beaucoup de manutention, besoin de beaucoup de forces. - Les assurances et les vacances n'existaient pas. - Un des employés faisait le forain, ils vendaient des poutres bien noueuses et les gens payaient pour enfoncer des clous dans la poutre. - Ils ont toujours habité les Eaux-Vives. Ils allaient à pied à Carouge et rentraient à midi. A 14h, les patrons jouaient aux cartes et débarquaient vers 15h. - Travail le samedi matin – Anecdote sur un artisan, un trop brave type, qui avait acheté un acajou de Cuba très rare, avait fait un joli travail et sa cliente avait marchandé jusqu'à lui faire perdre son affaire – Travailler pour l'aristocratie n'était pas commode car ils ne payaient pas au jour le jour, seulement à la fin de l'année, on pouvait aller réclamer. - Les gens commandaient le mobilier pour toute leur chambre à coucher à des ébénistes, les grands magasins aussi commandaient. - Anecdote au sujet d'un entrepreneur, qui offrait trois mois gratuits de location aux gens qui parfois s'en sont allés après trois mois avec les meubles fournis ;
00:18:00 à 00:21:30 : Travail exceptionnel : la rampe d'escalier en colimaçon : impossible de faire un gabarit pas possible de le faire en série, toujours à mesure. - Le sculpteur disparaît, les poseurs de parquet n'existent plus non plus. - Lorsque ça a brûlé aux Breuleux chez Chapatte on parlait encore de parquets;

[00: 21:30 et suivantes: autre interview sans lien avec celle des frères Bloch - interview d'une actrice à Lausanne, active dans une maison de quartier à Lausanne, qui parle de sa collaboration avec Alain Knapp et son Théâtre-Création à Lausanne].

Collège du Travail, Genève; producteur/trice

Interview des frères Bloch, marchands de bois (1ère partie/2)

Interview des Frères Bloch, marchands de bois, par Christiane Wist (Durée totale: 01:09:17).
Période évoquée: 1920-1960.

Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
Dans ce riche et imagé entretien à trois voix, les frères Bloch racontent leur activité de marchands de bois. Ils détaillent leur formation et les voyages qu'ils ont effectué en lien avec cela. Au cours de l'entretien, ils parlent beaucoup des qualités et propriétés des différents bois et des processus d'abattage de conservation ou de séchage à effectuer. Ils expliquent les évolutions dans les métiers de menuiserie et d'ébénisterie, le contre-plaqué, l'aggloméré. Ils amènent des éléments contextuels aux évolutions, telle l'indispensable arrivée du chauffage central pour l’essor des meubles en contreplaqué. Ils mentionnent la question de la gestion des forêts ainsi que les salaires et temps de travail de leurs employés. Parmi tant d'autres éléments, ils expliquent la difficulté pour les artisans de se faire payer par les aristocrates.

Sujets principaux - segments temporels (1ère partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : De Motz disait que les Bloch faisaient référence à Genève – Maison fondée en 1910 qui dura jusqu'en 1980, sur deux générations. - Fondée par deux frères venant d'Alsace – Leur père travaillait en tant que comptable dans un commerce de bois et avait placé son oncle comme représentant à Genève - D'abord sise au Boulevard Carl-Vogt, puis déménagement à la rue de Carouge au moment de la construction du Palais des Expositions. – Un commerce presque artisanal : ils allaient sur place mesurer des bois, par tous les temps, à l'extérieur, trouver quelque-chose pour leurs clients qui étaient aussi des amis – La formation se faisait sur le tas, un peu à l'étranger (à Vienne, plutôt pour apprendre la langue) – L'Empire austro-hongrois était un grenier de bois pour le marché suisse – Eux-mêmes avaient des bois qui venaient du monde entier – L'autre frère a aussi fait une année à Vienne. - Leur père est décédé en 1926. - Entre 1940-1945, les deux frères étaient prisonniers de guerre, ils étaient français. - L'oncle a continué. - Leurs clients n'étaient pas des « Rothschild », ils fallait les ménager pour les paiements, mais ils étaient à 95 % des bons ;
00:09:00 à 00:18:00 : Nécessité d'avoir du culot pour se lancer, auparavant c'étaient des artisans qui se lançaient. - Discussion sur Toso [Toso-Badel], rue Adrien Lachenal, puis en dessus de la gare des Eaux-Vives : Toso la pleureuse « tu me fais perdre de l'argent en travaillant comme cela ». -
[Problème de son entre 00 :12:30 et 00 :14:10]
Ils allaient chez les scieurs, ne visitaient pas les forêts, mais allaient pour réceptionner. - Les Suisses étaient réputés pour être un peu pénibles – Havre et Bordeaux pour les bois coloniaux parfois en grume ou en planche, Paris pour les placages, puis débités à Carouge ;
00:18:00 à 00:27:00 : Bois coloniaux utilisés pour les bateaux, un à Corsier et tout le long du port, Maintenant beaucoup de bateaux en plastiques. - Nous achetions d'Afrique, des États-Unis (Hickory pour les skis, pin d'Oregon, expédié absolument sans nœuds), du Japon, de Birmanie, du teck de Java. Les placages de cerisiers c'était pour les ébénistes – Stockages et sans compter d'intérêts, on vendait 3-4 ans après. - Le personnel mettait cela sur baguette. Si c'était mince, en 1 an c'était sec, sinon c'était 3-4 ans. Différents locaux ou terrains étaient donc nécessaires ;
[Pas de son entre 00:23:40 et 00:24:08];
Avant les ébénistes étaient logés dans les arcades, le bois travaillé à la main. Pour quelques pièces ils devaient aller usiner ailleurs, ne pouvant faire venir des machines dans ces immeubles d'habitation. - Passé du massif au contreplaqué, grâce au chauffage central « qui dessèche les meubles comme il dessèche les gens";
00:27:00 à 00:36:00 : Au début du contreplaqué, les processus n'étaient pas encore au point. Les premiers panneaux en 1910-1920 : en verne ou aulne de Pologne, collage au sang de mouton, résistants mais c'était des hélices. - Puis après le contreplaqué, l'aggloméré : moins cher mais aussi solide. Essai pendant la Deuxième Guerre mondiale, puis répandu dans le commerce après. - A Vienne, son patron voulait utiliser de l'aggloméré pour construire des pipes ou des tasses. - Puis la mélamine, le formica, les ersatz (meubles avec des photographies de placages). - Il y a eu des problèmes de gestion des forêts, il y a eu des maladies liées aux abattages, « ce sont des apprentis-sorciers » les Américains ont pris des leçons en Suisse et en France – scierie installée dans la forêt - Abattre les plus vieux et laisser les jeunes de pousser : beaux diamètres et encore sains, arbres de 250 ans, aujourd'hui c'est plutôt petit. - Bois de fruitiers, aujourd'hui que des nains. - Fin de la guerre, difficulté d'approvisionnement, les bois étaient contingentés. On achetait donc dans le canton. - Contact avec les scieries et les ingénieurs forestiers, du canton de Vaud par exemple. On faisait même les manœuvres. On faisait des classifications, premier, deuxième, troisième choix. On allait dans les scieries choisir ;
00:36:00 à 00:47:47 : Travail par moins douze degrés à Romont, la peau est tombée, ils travaillaient sur place avec les ouvriers. - Importance de pouvoir se faire confiance dans ce métier, car le bois est une matière vivante. - Anecdotes autour du bois de Hokkaido au Japon qui bénéficie d'un service de contrôle, d'un problème de transports avec une fermeture du canal de Suez. - Il existait des agents en Europe dans les ports pour faire le lien avec certaines régions, les contacts n'étaient pas directs avec la Birmanie par exemple. - Anecdote sur le manque de scies au Congo belge au moment ou c'est devenu le Zaïre. - Anecdote sur la Yougoslavie, ou il ne pouvait pas se rendre comme il le souhaitait et où quelqu'un a effectué un travail en échange de l'envoi de 4 cordes de violoncelle et 1 kilo de café. - Transport : arrivée du bois à Genève, plutôt par camion que par train, ou à cheval. - Ils avaient un voiturier qui était marchand de combustible. - Mention des scieries à Genève. - Anecdote sur l'abattage d'un mur et l'usage d'une partie de l'espace d'un voisin pour scier les pièces de 10-12 mètres. - Raisons pour lesquelles les petites menuiseries ont disparu après la guerre. - Menuiseries qui ont commencé à faire du plastique, notamment pour les fenêtres. - Corpulences des ouvriers : en général les charpentiers sont des costauds, une autre carrure que l'ébéniste. - Les poutraisons se perdent, les charpentes se conservent, mais la charpente collée continue.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice

Interview de Doris Gorgé (3ème partie/3)

Interview par Eric Golay de Doris Gorgé, ancienne membre de l'Association de défense des chômeurs (ADC) et écrivain public à la permanence-chômage de Carouge, à propos des activités et de l'histoire de l'association, du rôle et des compétences de l'écrivain public au sein de la permanence-chômage, des changements introduits par la révision de la Loi sur le chômage, des prestations offertes par l'OCE et par les permanences de services sociaux ainsi que des conséquences du chômage pour les individus.

Repérage des sujets principaux (3ème partie/3)
00:00-02:15 souffrances vécues par les personnes au chômage (suite)
06:30-10:45 sentiment xénophobe ou anti-frontalier de certaines personnes au chômage
10:45-14:50 contacts établis et qualité des relations avec l'OCE dans le cadre de cas individuels
14:50-19:20 changements dans la prise en charge dans le cadre de la nouvelle Loi sur l'assurance chômage (LACI)
19:20-23:00 accès et protection des informations personnelles des usagers et usagères de la permanence
23:00-23:45 interruption de l'interview par un appel entrant
23:45-30:15 enquête menée dans le cadre du Collège du travail par Eric Golay
30:15-32:27 fin de l'interview

Golay Eric; interviewer/euse

Interview de Doris Gorgé (2ème partie/3)

Interview par Eric Golay de Doris Gorgé, ancienne membre de l'Association de défense des chômeurs (ADC) et écrivain public à la permanence-chômage de Carouge, à propos des activités et de l'histoire de l'association, du rôle et des compétences de l'écrivain public au sein de la permanence-chômage, des changements introduits par la révision de la Loi sur le chômage, des prestations offertes par l'OCE et par les permanences de services sociaux ainsi que des conséquences du chômage pour les individus.

Repérage des sujets principaux (2ème partie/3)
00:00-01:30 allocation cantonale de retour en emploi introduite par la révision de la Loi sur le chômage (LACI)
01:30-02:05 projets de révisions futures des lois fédérales et cantonales
02:05-04:45 situation actuelle des chômeurs et chômeuses en fin de droit et conditions pour la réinscription au chômage
04:45-07:05 salarisation de certains membres de l'Association de défense des chômeurs (ADC) comme source de tensions internes
07:05-09:15 tensions internes au sein de l'ADC dues à la modification des statuts entrainant une exclusion des personnes morales comme membres
09:15-10:25 tensions internes au sein de l'ADC dues notamment à l'élargissement du comité à un nombre non limité de membres
10:25-13:15 dispersion des membres au sein de différentes organisations ou institutions suite à l'éclatement de l'association; commentaire sur l'importance d'homogénéiser les pratiques au sein des différentes permanences au sein du Canton
13:15-16:00 importance d'avoir un document de référence destiné aux personnes au chômage en complément aux prestations des permanences dans le contexte de crise du chômage
16:00-18:00 formation du personnel des permanences destinées aux chômeurs et chômeuses
18:00-19:45 témoignage du vécu individuel des personnes au chômage
19:45-22:05 difficultés rencontrées par les artistes au chômage en général autour du cas d'un jeune danseur
22:35-24:35 évocation du cas d'un homme père de famille au chômage dissimulant les difficultés rencontrées
24:35-28:25 évocation du cas d'une femme ayant perdu la volonté de trouver du travail face aux difficultés administratives et psychologiques
28:25-31:40 commentaire sur l'importance du non-jugement dans le soutien aux personnes au chômage pour le retour en emploi
31:40-32:35 changements introduits par la révision de la LACI
32:35-35:30 évocation de cas de jeunes au chômage
35:30-37:30 commentaire sur les critiques pouvant être adressées aux institutions publiques
37:30-39:25 évocations de cas individuels de personnes pouvant être mal reçues par les placeurs et placeuses
39:25-41:25 commentaire sur les services et les attitudes des placeurs et placeuses
41:25-44:55 appel téléphonique entrant concernant le projet d'exposition et de brochure
44:55-46:03 sur les souffrances vécues par les personnes au chômage (début)

Golay Eric; interviewer/euse

Interview de Doris Gorgé (1ère partie/3)

Interview par Eric Golay de Doris Gorgé, ancienne membre de l'Association de défense des chômeurs (ADC) et écrivain public à la permanence-chômage de Carouge, à propos des activités et de l'histoire de l'association, du rôle et des compétences de l'écrivain public au sein de la permanence-chômage, des changements introduits par la révision de la Loi sur le chômage, des prestations offertes par l'OCE et par les permanences de services sociaux ainsi que des conséquences du chômage pour les individus.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/3)
00:00-08:00 rôle et compétences de Doris Gorgé au poste d'écrivain public au sein de la permanence du Centre social de Carouge
08:00-18:15 évocation de différents cas individuels rencontrés et des services offerts de Doris Gorgé auprès des personnes au chômage Centre social de Lancy
18:15-21:45 incidence des changements législatifs sur les compétences et les prestations offertes
21:45-28:45 modifications introduites par la révision de la Loi sur l'assurance-chômage (LACI) et conséquences sociales de la nouvelle législation
28:45-29:45 conséquences de la nouvelle LACI pour les jeunes
29:45-33:40 prestations de l'assurance chômage dans le cadre de la nouvelle LACI
33:40-40:00 changements de paradigmes entrainés par la révision de la loi : indemnisation, transfert des charges aux assurés, changement dans les prestations
40:00-42:25 conséquences de la nouvelle LACI sur les indemnités perçues dans le canton de Genève
42:25-43:55 interruption de la discussion
43:55-46:48 mise en application de la loi au niveau cantonal et conséquences notamment pour les programmes d'occupation temporaire

Golay Eric; interviewer/euse

Interview de Gilberte Dominé (2ème partie/2)

Interview par Eric Golay de Gilberte Dominé, ancienne présidente de l'Association de défense des chômeurs (ADC), à propos des activités et de l'histoire de l'association, des difficultés internes émanant des divergences politiques d'approche face au problème du chômage, du contexte institutionnel et associatif genevois, des prestations offertes aux chômeurs et chômeuses par les services sociaux des communes de Lancy et de Carouge, des parcours individuels rencontrés ainsi que des recherches effectuées par Eric Golay dans le cadre du projet d'exposition et de publication du Collège du travail.

Repérage des sujets principaux (2ème partie/2)
00:00-03:25 critique de l'esprit de contestation jugé "systématique" et querelles de pouvoir au sein de l'ADC
03:25-05:30 relations de Gilberte Dominé avec l'Office cantonal de l'emploi (OCE) et le pouvoir public dans le cadre de l'ADC
05:30-06:20 évocation du parcours de Gilberte Dominé
06:20-07:00 critique du non-dialogue perçu dans les milieux de gauche
07:00-10:55 aide aux chômeurs et chômeuses offerte par les services sociaux des communes de Lancy et de Carouge : renseignements de base et aide aux recours
10:55-13:05 sur les services et prestations offerts par les syndicats
13:05-15:10 proportion de personnes faisant appel aux services sociaux à Carouge et Lancy et complémentarité avec les services offerts par l'OCE
15:10-15:45 conclusion sur le CODE à Lancy et la permanence du service social d'aide aux chômeurs de la ville de Carouge
15:45-17:35 conclusion d'Eric Golay sur l'interview et explications sur la démarche adoptée en tant qu'historien traitant de sujets récents
17:35-22:35 cas individuels rencontrés par Gilberte Dominé
22:35-25:35 commentaire et évocation de parcours considérés comme "dramatiques"
25:35-28:10 autre initiative dans le domaine du chômage : émission de radio hebdomadaire le "Tremplin", sur le chômage et l'emploi, animée par Gilberte Dominé et un groupe de personnes bénévoles au chômage
28:10-28:20 conclusion de l'interview

Golay Eric; interviewer/euse

Interview de Maxime Chalut, ancien président du SATUS (2e partie/2)

Interview de Maxime Chalut, ancien président du club sportif ouvrier SATUS de Genève, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:18:55).
Période évoquée: 1920-1940

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Maxime Chalut rend compte des activités organisées par la Fédération de football ouvrier SATUS à Genève dans l’entre-deux-guerres (adhésion en 1928). Il mentionne également certaines activités culturelles, dont le Théâtre prolétarien auquel participait William Jaques, les chorales et les fanfares ouvrières dont La Lyre, dirigée par F. Closset. Il parle de son rôle dans l’organisation de la classe ouvrière, des différences entre les associations sportives et culturelles ouvrières et celles liées à la bourgeoisie. Parmi les autres sports ouvriers : la gymnastique, le ski, le vélo. Par contre, le hockey sur glace, qui avait lieu sur des patinoires naturelles (terrain de tennis, marais gelé), n’entrait pas en ligne de compte.
Maxime Challut raconte sa passion pour le football et la manière dont se passait le jeu, les préparatifs, la vie associative et la sociabilité festive (bals, lotos, margotins). Il évoque les valeurs des sportifs ouvriers, le rôle de la compétition, le rapport à l’armée et au service militaire. Il parle brièvement du 9 novembre 1932 et de son refus de participer à l’intervention de l’armée (4 jours de prison) ainsi que de la fabrication de composants d’armes par les industries de la métallurgie genevoise (Charmilles, Hispano, Gardy, SIP).
A divers moments, Maxime Challut parle de son enfance à Lancy, aux Acacias, puis à Carouge, de la maladie de son père (tuberculose), de ses souvenirs d’école et de ses conditions de vie. En fin d’interview, il revient sur son apprentissage et son activité d’électricien aux Services industriels de Genève. Il évoque notamment les conditions salariales au début des années 1930. Il parle aussi des premières cuisinières électriques et des débuts de la radio, qui le passionne.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice

Interview de Maxime Chalut, ancien président du SATUS (1ère partie/2)

Interview de Maxime Chalut, ancien président du club sportif ouvrier SATUS de Genève, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:18:55).
Période évoquée: 1920-1940

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Maxime Chalut rend compte des activités organisées par la Fédération de football ouvrier SATUS à Genève dans l’entre-deux-guerres (adhésion en 1928). Il mentionne également certaines activités culturelles, dont le Théâtre prolétarien auquel participait William Jaques, les chorales et les fanfares ouvrières dont La Lyre, dirigée par F. Closset. Il parle de son rôle dans l’organisation de la classe ouvrière, des différences entre les associations sportives et culturelles ouvrières et celles liées à la bourgeoisie. Parmi les autres sports ouvriers : la gymnastique, le ski, le vélo. Par contre, le hockey sur glace, qui avait lieu sur des patinoires naturelles (terrain de tennis, marais gelé), n’entrait pas en ligne de compte.
Maxime Challut raconte sa passion pour le football et la manière dont se passait le jeu, les préparatifs, la vie associative et la sociabilité festive (bals, lotos, margotins). Il évoque les valeurs des sportifs ouvriers, le rôle de la compétition, le rapport à l’armée et au service militaire. Il parle brièvement du 9 novembre 1932 et de son refus de participer à l’intervention de l’armée (4 jours de prison) ainsi que de la fabrication de composants d’armes par les industries de la métallurgie genevoise (Charmilles, Hispano, Gardy, SIP).
A divers moments, Maxime Challut parle de son enfance à Lancy, aux Acacias, puis à Carouge, de la maladie de son père (tuberculose), de ses souvenirs d’école et de ses conditions de vie. En fin d’interview, il revient sur son apprentissage et son activité d’électricien aux Services industriels de Genève. Il évoque notamment les conditions salariales au début des années 1930. Il parle aussi des premières cuisinières électriques et des débuts de la radio, qui le passionne.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice

Interview de Gilberte Dominé (1ère partie/2)

Interview par Eric Golay de Gilberte Dominé, ancienne présidente de l'Association de défense des chômeurs (ADC), à propos des activités et de l'histoire de l'association, des difficultés internes émanant des divergences politiques d'approche face au problème du chômage, du contexte institutionnel et associatif genevois, des prestations offertes aux chômeurs et chômeuses par les services sociaux des communes de Lancy et de Carouge, des parcours individuels rencontrés ainsi que des recherches effectuées par Eric Golay dans le cadre du projet d'exposition et de publication du Collège du travail.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-01:05 échange de contact dans le cadre des interviews menés par Eric Golay
01:05-02:00 présentation du projet d'exposition et de publication de la brochure
02:00-04:25 sur le Guide du chômeur publié par l'ADC et édité par Doris Gorgé, en cours de réédition au moment de l'interview pour être diffusé par la Ville de Genève
04:25-05:35 contexte et motifs du départ de Gilberte Dominé de l'association et d'autres membres du comité
05:35-11:40 entrée de Gilberte Dominé dans l'association en 1991 dans le cadre du Ministère protestant dans le monde du travail et développement de l'association jusqu'à l'obtention de la subvention de la Ville de Genève
09:05-12:50 activités de l'association sous la présidence de Gilberte Dominé et difficultés relatives à l'élargissement du comité
12:50-17:00 sur les groupes de discussion entre personnes au chômage, composition du groupe, thèmes abordés et impact des discussions de groupe pour les situations individuelles
17:00-20:15 divergences au sein de l'association entre la prise en compte des besoins individuels des personnes la vision politique des missions de l'association ; critique des positions de la gauche politique
20:15-25:40 sur la position des personnes en charge de soutenir les personnes au chômage et les tensions dues aux différences de statut entre les personnes salariées et les personnes au chômage au sein de l'association
25:40-28:10 divergences au sein de l'association sur ce qu'est l'action et ce qui est bénéfique pour les personnes au chômage
28:10-28:30 commentaire sur les missions respectives des associations et institutions actives dans le domaine du chômage
28:30-30:55 engagement de Gilberte Dominé dans le cadre de la Pastorale du monde du travail
30:55-32:55 engagement de Gilberte Dominé au sein de l'ADC, notamment dans le cadre de séances de groupe comme lieu d'accueil
32:55-34:35 capacité de représentation et poids de l'association face aux autorités par l'engagement notamment de Doris Gorgé
34:35-38:35 sur le déclin de l'association dans le contexte des tensions relatives à l'élargissement du comité, la démission de différents membres et de la suspension de la subvention de la Ville de Genève dans le contexte des griefs formulés contre l'ADC par les anciens membres du comité
38:35-39:05 sur une brochure publiée par un membre de l'association formulant des griefs contre d'autres membres
39:05-42:35 témoignage personnel sur la lettre de griefs formulée par les anciens membres du comité
42:35-43:40 tensions et difficultés d'organisation relatives à l'élargissement du comité
43:40-44:20 proportion de chômeurs et chômeuses au sein du comité et profils des membres après l'élargissement
44:20-46:58 rapports avec les personnes en chômage et changements induits par l'élargissement ; critique de l'inefficacité perçue des milieux de gauche sur le terrain

Golay Eric; interviewer/euse

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