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              1189 Description archivistique résultats pour Genève

              1189 résultats directement liés Exclure les termes spécifiques
              CH-001784-0 SON-B-009-1 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Franz Aschwanden, menuisier et musicien, trimardeur par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:36:29).
              Période évoquée: 1920-1940

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3, 3/3) :
              Il s'agit d'un entretien classique de cette série et un autre en deux parties effectués pour l'émission de radio la Voix des Vétérans. Le second recoupe les sujets du premier et est agrémenté de musique à bouche. Une particularité de cet entretien est de traiter de la pratique du trimardage, le fait de "vagabonder" au bord des routes, par nécessité ou par plaisir.

              Repérage des sujets principaux (Partie 1/3)
              00:00:00 Ébéniste pendant une année, avant d'en entreprendre l'apprentissage en deux ans, à 16 ans entre 1916 et 1919 - Il travaillera chez un menuisier charpentier - Les différents salaires - Ensuite à Berthoud, puis Jägensdorf - Parti avec un ami poseur en n'emportant que deux trois vêtements dans un sac de bois;
              00:03:00 Kilchberg, parti à pied puis en train - 3 jours de promenade - Cours de pose, chez un spécialiste poseur. Posé des portes et fenêtres 6 mois - Puis Langenthal, fabriquer des meubles de bureau pour une usine qui produisait des tours pour tourner le fer; 1.20 franc de l'heure;
              00:06:00 A Brugg: engagé par le contremaître comme menuisier - Il met cinq heures de trajet en vélo pour y aller, pour que le patron lui dise qu'il n'avait pas besoin d'un menuisier, " si tu étais charpentier on pourrait commencer tout de suite" - Il lui dit qu'il fait aussi de la charpente. Le patron lui demande ses certificats. Bien qu'il en ait, il a préféré lui montrer ses mains en guise de certificat. Le patron l'a engagé, lui il est parti en claquant la porte - Une année à Roggwil. - Il a joué du tambour pendant son service militaire. Dans l'élite avec les Schwytzois, pendant la guerre 39-45, avec le bataillon 25 de Lausanne. Deux fois garde générale à Interlaken;
              00:09:00 Beaucoup voyagé. - Se présente à Montreux au bureau de placement, mais il était trop tôt dans l'année, les chantiers n'avaient pas encore commencé en mars. - Puis décroche pour le jour même une place à la Vallée de Joux au Brassus. Construit un bloc très luxueux, peu d'outils peu de machines;
              00:12:00 Toits luxueux cintrés. Explications de la méthode. - Ils étaient deux jeunes à travailler au Solliat, sont devenus comme frères - Au bout de six mois, il parle français, il étudie tous les midis sur une pile de planches - "J'ai trimardé", quand il n'a pas trouvé de travail, alors il a dormi à la belle étoile entre Montreux, Territet, Vevey, puis a pris le train pour aller à Lausanne, où il a trouvé d'autres trimardeurs;
              00:15:00 Comment c'était trimarder? A Montreux, à l'hôtel 18.- la nuit. Mais très vite il n'avait plus assez d'argent. Il n'avait plus que 35 francs dans la poche à Lausanne, on lui promettait du travail pour dans 10 jours ou 3 semaines, il parlait pas encore un mot de français. A la place de la Riponne, il rencontre d'autres trimardeurs qui lui conseillent d'aller au secrétariat pour demander un bon pour manger et coucher. A un endroit, il y avait des poux et des punaises, finalement est allé au Winkelried, où il a bien soupé et déjeuner;
              00:18:00 Il avait environ 24 ans à cette époque de trimardage à Lausanne. A passé trois ans à la Vallée. Après il fréquente la nièce du patron, puis parti à vélo alors qu'il neigeait. Je suis parti, je savais pas ou j'allais, je suis arrivé à Renens. Meubles Salubra - J'ai dit que je n'avais qu'une scie, un mètre. Est allé acheter des outils. "Allez commander et vous commencez lundi matin.";
              00:21:00 Puis j'ai travaillé à coté du patron et de l'apprenti. Travaillé chez Ledermann. Content d'avoir un bon ouvrier à coté de qui travailler. Cela coûtait 500 francs pour une caisse de menuisier. Vallée de Joux 1000.- à la banque. Un ami qui a été ruiné, a ouvert un grand magasin de meubles, faillite, est allé à Zurich magasin de vêtements et après il s'est pendu. Grand bel homme, très intelligent. - Collé des moulures, le contremaitre dit pas trop de presses, "pas que ça coute trop cher";
              00:24:00 Le patron lui demande des comptes, pourquoi si peu de presses ? Grondés par le contremaître. Contremaître a été mis à la porte. - A fait une coiffeuse en noyer, une commande une seule pièce;
              00:27:00 il manquait pas un millimètre. Aschwanden corrigeait les erreurs des autres. - Copain de la Vallée avait l'habitude de travailler à la main. - Les hambourgeois, ici à Genève en 1960. Ne les a pas rencontrés. Les charpentiers c'est à part. - Quand j'ai eu dix-huit ans, j'ai posé un chalet tout seul;
              00:30:00 tout seul chez un patron jardinier - jamais travaillé dans le bâtiment - Travail d'ébéniste plutôt. plus jeune comme menuisier;
              00:31:30 00:32:30 La musique à bouche et claquette de Franz Aschwanden: enregistrement d'harmonica et claquettes. - Depuis qu'il est à la retraite il fait de la musique. - Anniversaire 85 ans du Cheval blanc.
              00:33:00 Venir jouer pour les clients, mais a préféré se promener. Joue de temps en temps avec les musiciens. - Pas intéressant de jouer commercialement, seulement une personne qui dit merci.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-006-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'une polisseuse de bijouterie et livreuse ainsi que femme de syndiqué, Madeleine Bertholet, le personnage H, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 00:46:39).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Partie 1/1):
              Dans cet entretien, cette polisseuse en bijouterie et livreuse raconte son parcours. Elle relate ce qui composait la vie quotidienne. Elle se rappelle avec enthousiasme de ses premières vacances qu'elle fit à vélo et l'ambiance exaltée des ouvriers et la liesse commune ressentie dans les traversées de campagnes lors de ces premiers congés payés. Elle parle aussi du rapport à l'argent que lui avait inculqué sa vie de famille et de la croyance dans la Société de Nations.
              Elle aurait pu continuer sa scolarité, mais habitant loin du centre de la ville, elle recevait les convocations trop tard, elle n'a donc pas réussi à se présenter à temps aux examens qui lui auraient permis d'accéder à une bourse. Finalement, elle a pris une place de polisseuse de bijouterie, car c'était cette place là qui était proposée dans la Tribune de Genève. Elle était payée 20 francs par mois comme polisseuse, puis 90 francs par mois comme livreuse pour la Laiterie de Champel. Elle raconte comment « ceux qui militaient, ils fallait qu'ils soient impeccables. » Après son mariage, leur fille est tombée malade. Ils n'avaient pas de caisse maladie pour elle et ont du payer sur le long terme cette facture de 90 francs. Elle commente l'usage du terme "ami" pour s'interpeller entre gens qui travaillaient, et dans le mouvement pacifiste, et celui de "camarade" pour parler de quelqu'un du syndicat. Elle dit aussi sa peine lorsque cet usage a changé. Ils ont vécu une période où elle et son mari étaient au chômage.
              Elle raconte les premières vacances, les tours à vélo à plusieurs pendant 8 ou 15 jours, où ils n'avaient pas assez pour se nourrir, mais "c'était merveilleux". L'année des congés payés. Les chansons liaient les camarades les unes aux autres. Ils vivaient simplement. Elle assistait à des conférences de pacifistes. Son mari n'a pas voulu faire le service militaire. Elle parle des marchands d'armes comme Schneider et Krupp qui se faisaient beaucoup d'argent en vendant pour les deux côtés et qui ne se faisaient jamais bombarder les usines de production d'armes.
              Son mari a fait 13 mois de prison. Pour lui, si on croyait à la Société des Nations alors on ne faisait pas l'armée. Il n'en garde pas un mauvais souvenir car « il en a profité pour penser, pour avancer intellectuellement et spirituellement » « déjà il avait été formé par sa mère ».
              Il raconte la fondation d'une coopérative d'électricité fondée lorsqu'il n'y avait plus de travail pour les électriciens. Son mari et un autre électricien l'ont fondée avec l'aide d'un financement de Charles Rosselet en 1939. A la fin, ils étaient une quarantaine dans la coopérative, cela fonctionnait bien malgré les prédictions négatives de certains. Il y avait une solidarité entre coopératives, un esprit socialiste, dit-elle. Elle a vécu le chômage de 1938 plus durement que celui de 1932-1933, car dans le foyer de ses sœurs et frères et de sa maman, il y avait une belle attitude par rapport à l'argent. « Tout le monde sait qu'il doit aider un peu à la maison, et vraiment ils nous ont libéré du côté de l'argent malgré qu'on était toute cette bande (...) plus je me dis, parce qu'on a l'esprit très libre vis-à-vis de l'argent, on est maître de beaucoup de choses. C'est une force pour la vie. On se laisse beaucoup moins corrompre" (…). Ils se sont rencontrés dans le mouvement pacifiste. Quand elle a eu sa fille, elle a arrêté de participer aux meetings politiques. Son mari était objecteur de conscience pour des raisons idéales et spirituelles. Il a fait partie de la commission sociale de l’Église. Ensuite il est allé à Berne, c'était le premier objecteur de conscience qui a été élu conseiller national. Un mois de prison valait une année de privation des droits civiques. Elle parle des mouvements d'abstinence, de l'ouverture de chalets et de jardins ouvriers. « On avait l'impression d'aller vers un monde nouveau » « Les femmes avaient un rôle à jouer, c'est épatant ça." Elle mentionne la création de la maison du syndicat la Fenière. Sa belle-mère était membre des femmes socialistes. Les églises étaient contre l'assurance vieillesse. Ils se sont mariés dans la maison des quakers, mais plus tard son mari se fâchera contre l’Église pour des raisons pacifistes.

              L'entretien se termine au temps 00:37:00, puis commence la 3e partie de l'entretien de Sacchi (SON-A-005-3).

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-005-3 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interviews d'un peintre en bâtiment, Mario Sacchi, le personnage G, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 01:41:47).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3, 3/3):
              Né à Genève en 1911, ce peintre en bâtiment d'origine italienne suit un parcours non-conventionnel avant de pratiquer ce métier, il raconte cela en deuxième partie d'entretien. La première partie est consacrée à l'émigration de son père et de son grand-père. Ce sont des maçons qui arrivent à Genève en 1896 après avoir fuit la France et les agressions de l'époque contre les Italiens. En effet, après l'assassinat du président Carnot par un anarchiste italien, beaucoup d'ouvriers du bâtiment sont morts après avoir été jetés depuis les échafaudages. Ils arrivent à Genève à l'époque de l'exposition nationale. Il y a beaucoup de travail, mais il est aussi dangereux, nombreux sont les accidents mortels sur les chantiers du Pont de la Coulouvrenière ou du bâtiment des Forces motrices. Il raconte aussi son enfance, et comment son père maçon deviendra jardinier dans les parcs publics. Ce dernier sera mobilisé en 1915 par l'Italie. Il décrit le travail à domicile de sa mère, travaillant à la pièce comme monteuse de pantoufles, refusant le travail pourtant mieux rémunéré dans les usines de munitions. Il raconte la vie dans un immeuble regroupant des familles de mobilisés français, italiens et allemands, l'ambiance imprégnée des nouvelles du front et le quotidien de la quarantaine d'enfants de la maisonnée. Son père rentre indemne de la guerre, avec le grade de lieutenant et très opposé à Mussolini qui démantèle les coopératives ouvrières. Il raconte le financement des mouvements de jeunesse italiens à Genève par les fascistes. La deuxième partie de l'entretien est consacrée à son parcours original. Jeune, il travaille dans une librairie à la Treille, il pourrait la reprendre, mais il veut être peintre classique ou écrivain. Il fait une année d'apprentissage de commerce, en même temps que les Beaux-Arts, il fera ensuite des études de psychologie du soir tout en prenant des cours de musique. Il quitte le domicile de ses parents à 33 ans. Il décrit les travaux qu'il effectue en tant que peintre en bâtiment, les techniques pour les plafonds et les faux-bois, les faux marbres et la spécialisation dans les enseignes. Il décrit son entrée au syndicat de la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB), certaines assemblées particulières devant Saint-Pierre et le charisme de Lucien Tronchet. Il raconte comment il se fait licencier un matin pour le soir même pour une simple remarque. Il explique la difficulté de trouver du travail en tant que militant et la nécessité de redoubler dans la qualification et la ponctualité. Il parle de la façon dont des personnes ou des méthodes de lutte ont été diabolisées à un moment donné, alors que plus tard les mêmes personnes considèrent les acquis de cette même lutte syndicale comme naturels.

              La troisième et dernière partie de l'entretien commence au temps 00:37:10 du fichier 0011_a.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-005-2 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interviews d'un peintre en bâtiment, Mario Sacchi, le personnage G, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 01:41:47).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3, 3/3):
              Né à Genève en 1911, ce peintre en bâtiment d'origine italienne suit un parcours non-conventionnel avant de pratiquer ce métier, il raconte cela en deuxième partie d'entretien. La première partie est consacrée à l'émigration de son père et de son grand-père. Ce sont des maçons qui arrivent à Genève en 1896 après avoir fuit la France et les agressions de l'époque contre les Italiens. En effet, après l'assassinat du président Carnot par un anarchiste italien, beaucoup d'ouvriers du bâtiment sont morts après avoir été jetés depuis les échafaudages. Ils arrivent à Genève à l'époque de l'exposition nationale. Il y a beaucoup de travail, mais il est aussi dangereux, nombreux sont les accidents mortels sur les chantiers du Pont de la Coulouvrenière ou du bâtiment des Forces motrices. Il raconte aussi son enfance, et comment son père maçon deviendra jardinier dans les parcs publics. Ce dernier sera mobilisé en 1915 par l'Italie. Il décrit le travail à domicile de sa mère, travaillant à la pièce comme monteuse de pantoufles, refusant le travail pourtant mieux rémunéré dans les usines de munitions. Il raconte la vie dans un immeuble regroupant des familles de mobilisés français, italiens et allemands, l'ambiance imprégnée des nouvelles du front et le quotidien de la quarantaine d'enfants de la maisonnée. Son père rentre indemne de la guerre, avec le grade de lieutenant et très opposé à Mussolini qui démantèle les coopératives ouvrières. Il raconte le financement des mouvements de jeunesse italiens à Genève par les fascistes. La deuxième partie de l'entretien est consacrée à son parcours original. Jeune, il travaille dans une librairie à la Treille, il pourrait la reprendre, mais il veut être peintre classique ou écrivain. Il fait une année d'apprentissage de commerce, en même temps que les Beaux-Arts, il fera ensuite des études de psychologie du soir tout en prenant des cours de musique. Il quitte le domicile de ses parents à 33 ans. Il décrit les travaux qu'il effectue en tant que peintre en bâtiment, les techniques pour les plafonds et les faux-bois, les faux marbres et la spécialisation dans les enseignes. Il décrit son entrée au syndicat de la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB), certaines assemblées particulières devant Saint-Pierre et le charisme de Lucien Tronchet. Il raconte comment il se fait licencier un matin pour le soir même pour une simple remarque. Il explique la difficulté de trouver du travail en tant que militant et la nécessité de redoubler dans la qualification et la ponctualité. Il parle de la façon dont des personnes ou des méthodes de lutte ont été diabolisées à un moment donné, alors que plus tard les mêmes personnes considèrent les acquis de cette même lutte syndicale comme naturels.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-005-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interviews d'un peintre en bâtiment, Mario Sacchi, le personnage G, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 01:41:47).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3, 3/3):
              Né à Genève en 1911, ce peintre en bâtiment d'origine italienne suit un parcours non-conventionnel avant de pratiquer ce métier, il raconte cela en deuxième partie d'entretien. La première partie est consacrée à l'émigration de son père et de son grand-père. Ce sont des maçons qui arrivent à Genève en 1896 après avoir fuit la France et les agressions de l'époque contre les Italiens. En effet, après l'assassinat du président Carnot par un anarchiste italien, beaucoup d'ouvriers du bâtiment sont morts après avoir été jetés depuis les échafaudages. Ils arrivent à Genève à l'époque de l'exposition nationale. Il y a beaucoup de travail, mais il est aussi dangereux, nombreux sont les accidents mortels sur les chantiers du Pont de la Coulouvrenière ou du bâtiment des Forces motrices. Il raconte aussi son enfance, et comment son père maçon deviendra jardinier dans les parcs publics. Ce dernier sera mobilisé en 1915 par l'Italie. Il décrit le travail à domicile de sa mère, travaillant à la pièce comme monteuse de pantoufles, refusant le travail pourtant mieux rémunéré dans les usines de munitions. Il raconte la vie dans un immeuble regroupant des familles de mobilisés français, italiens et allemands, l'ambiance imprégnée des nouvelles du front et le quotidien de la quarantaine d'enfants de la maisonnée. Son père rentre indemne de la guerre, avec le grade de lieutenant et très opposé à Mussolini qui démantèle les coopératives ouvrières. Il raconte le financement des mouvements de jeunesse italiens à Genève par les fascistes. La deuxième partie de l'entretien est consacrée à son parcours original. Jeune, il travaille dans une librairie à la Treille, il pourrait la reprendre, mais il veut être peintre classique ou écrivain. Il fait une année d'apprentissage de commerce, en même temps que les Beaux-Arts, il fera ensuite des études de psychologie du soir tout en prenant des cours de musique. Il quitte le domicile de ses parents à 33 ans. Il décrit les travaux qu'il effectue en tant que peintre en bâtiment, les techniques pour les plafonds et les faux-bois, les faux marbres et la spécialisation dans les enseignes. Il décrit son entrée au syndicat de la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB), certaines assemblées particulières devant Saint-Pierre et le charisme de Lucien Tronchet. Il raconte comment il se fait licencier un matin pour le soir même pour une simple remarque. Il explique la difficulté de trouver du travail en tant que militant et la nécessité de redoubler dans la qualification et la ponctualité. Il parle de la façon dont des personnes ou des méthodes de lutte ont été diabolisées à un moment donné, alors que plus tard les mêmes personnes considèrent les acquis de cette même lutte syndicale comme naturels.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-004-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un maçon et typographe, Henri Tronchet, le personnage F, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 00:42:02).
              Période évoquée: 1920-1950 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Partie 1/1):
              Dans cet entretien, ce typographe devenu maçon traite notamment de la Ligue d'action du bâtiment (LAB), de la démolition des taudis de Saint-Gervais ainsi que des actions de résistance aux évacuations. Il raconte son entrée en apprentissage comme typographe et sa réorientation comme maçon pour raisons de santé. Il explique les façons dont il participait à à la Ligue d'action du bâtiment (LAB) et la grève de 1928.
              Il raconte les changements du travail dans le bâtiment en lien avec les mois d'hiver et les intempéries. Il parle des structures organisationnelles en relation avec les luttes syndicales. Il se positionne sur le type de stratégies à adopter, notamment sur la nécessité que les mouvements de grève soient brefs. Il décrit la grève des jours fériés, les sabotages de machines et la « prise de l'Hotel de Ville ». Cet épisode a abouti à l'obtention du paiement des jours fériés dans toute la Suisse. Il parle des actions de résistance aux évacuations de logement. Il explique les raisons de l'organisation de la démolition des taudis de St-Gervais. Ces derniers étaient habités par des personnes ayant été évacuées de leur logement pour non paiement du loyer. Elles étaient ensuite relogées dans des logements qui appartenaient à la Ville et à l’Etat. L'idée de l'action était que les ouvriers initient eux-mêmes directement la démolition pour refuser ces relogements et créer du travail. Il mentionne les aspects judiciaires de ces actions et les liens avec la politique institutionnelle. Il effectuera deux ans de prison. Il raconte des anecdotes cocasses sur son activité de typographe pendant son incarcération.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-003-2 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un maçon, Fernand Fellay, le personnage D, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 01:04:18).
              Période évoquée: 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Ce maçon raconte la manière dont les militants s'organisaient pour faire respecter les revendications des ouvriers. Il décrit les actions de démolitions de taudis et autres événements liés à la Ligue d'action du bâtiment (LAB). Il raconte la mise en place des équipes chargées de contrôler chacune une zone du canton et agir en cas de non-respect des revendications, par exemple en sabotant le travail effectué les jours de congé.

              Repérage des sujets principaux (2ème partie/2)
              00:02:00 Rapports avec les syndicats chrétiens;
              00:03:00 Fusillade du 9 novembre 1932;
              00:06:25 Influence de la pensée de Luigi Bertoni;
              00:07:30 Colleurs de papiers peints, travail à la pièce et réaction syndicale;
              00:10:30 Stratégies de grève quand on est minoritaire au début;
              00:13:40 Que pensez-vous des résultats obtenus? Conditions de travail sont bien meilleures qu'avant, la santé améliorée grâce aux grues qui réduisent le poids à transporter.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-003-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un maçon, Fernand Fellay, le personnage D, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 01:04:18).
              Période évoquée: 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Ce maçon raconte la manière dont les militants s'organisaient pour faire respecter les revendications des ouvriers. Il décrit les actions de démolitions de taudis et autres événements liés à la Ligue d'action du bâtiment (LAB). Il raconte la mise en place des équipes chargées de contrôler chacune une zone du canton et agir en cas de non-respect des revendications, par exemple en sabotant le travail effectué les jours de congé.

              Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
              00:01:30 Tournée des chantiers;
              00:04:20 Stratégies par rapport à la police;
              00:09:08 Entrée dans le syndicat motivé par les revendications salariales et la volonté de réagir aux injustices sur les chantiers - conséquences de l'affiliation au syndicat - changer de boulot quatre fois par année;
              00:14:30 Logement et hygiène, bains publics;
              00:15:30 Les conséquences du chômage sur la vie quotidienne et familiale: à la maison jusqu'à trente-cinq ans;
              00:20:30 L'organisation syndicale par métier et la Ligue d'action du bâtiment (LAB);
              00:24:02 Grande action sur le chantier du bâtiment de la Société des Nations;
              00:26:25 Démolition des taudis de Saint-Gervais - départ 5h du matin, chacun sa pelle et pioche;
              00:29:40 Comment viennent les idées pour les actions? par l'action - résistances aux évacuations à quarante ou cinquante personnes;
              00:34:50 Comment fonctionnaient les ponts-volants (système remplacé par les échafaudages), pourquoi les ouvriers y perdaient la vie, lutte pour leur suppression;
              00:38:43 Première grève a duré dix-sept jours - grève de 1928, grève commencée sans savoir si la Fédération allait soutenir;
              00:44:00 Grève des ramoneurs, ouvriers venus de Hongrie, dormaient sur le sol et nourris sur place, "une honte" - fermeture de l'usine - action syndicale: " Petit salaire, petit travail », affiches collées partout sur le chantier - action: travail au ralenti - lutte victorieuse pour empêcher une baisse de salaire.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-002-2 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Deux interviews de peintres en bâtiment, George Martin et Louis Foglia, les personnages B et C par Paulette Deleval et Christiane Wist, (Durée totale de l'entretien: 00:57:28).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Il s'agit de deux entretiens. Ces enregistrements traitent notamment de la section jeunesse de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), de la démolition des taudis, des ponts-volants, de la Ligue d'action du bâtiment (LAB) et de la lutte pour les jours fériés.

              Repérage des sujets principaux (2ème partie/2)
              [Début de l'entretien avec le personnage C]
              00:05:00 Équipe montée par Tronchet pour agir sur les chantiers qui ne respectaient pas les conventions collectives - mention du chantier de la Société des Nations - les histoires de la Ligue d'action du bâtiment (LAB) se racontaient pendant le travail, au bistrot et dans la presse - les réunions se faisaient lorsqu'il y en avait besoin - il y avait entre 600 ou 700 ouvriers rassemblés, après le travail - discussion sur les relations entre les personnes syndiquées et non syndiquées;
              00:07:10 Grève des plâtriers-peintres en 1937 - revendication de 4 sous d'augmentation - question des cartes professionnelles, ou 5 ans dans le métier - si on ne l''avait pas on devait l'obtenir auprès du syndicat - les non-syndiqués l'achetaient à la commission paritaire - description de la procédure de grève: assemblée pour déterminer les revendications, puis présentation au patron, puis commission de conciliation, puis demande d'autorisation de la fédération pour toucher les secours de grève pour les grévistes. Puis arrêt de travail et tournée sur les chantiers pour sortir les ouvriers du travail - 26 jours de grève - 4 à 6 francs par jour comme indemnité;
              00:12:10 Question des jours de vacances, jours fériés;
              00:14:30 Description d'une journée de travail dans les années 1930;
              00:27:00 Match de football;
              00:28:30 A l'époque, il n'y avait pas tant de manifestations le samedi - femmes mariées dans les usines pendant la guerre, les enfants à la crèche - Son père travaillait pour les usines Pic-Pic, fabrique de voiture;
              00:36:50 Chômage;
              00:44:00 Ponts-volants - question des licenciements. - Description de l'utilisation des ponts-volants.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-002-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Deux interviews de peintres en bâtiment, George Martin et Louis Foglia, les personnages B et C par Paulette Deleval et Christiane Wist, (Durée totale de l'entretien: 00:57:28).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Il s'agit de deux entretiens. Ces enregistrements traitent notamment de la section jeunesse de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), de la démolition des taudis, des ponts-volants, de la Ligue d'action du bâtiment (LAB) et de la lutte pour les jours fériés.

              Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
              00:00:00 Section jeunesse de la Fédération des Ouvriers sur Bois et du Bâtiment (FOBB): fondation, activités, sorties à vélo, les samedis matin de congé, défense par le syndicat des apprentis licenciés qui refusaient le travail du samedi, défense des conditions de travail des apprentis;
              00:10:00 Démolition des taudis: récit de son souvenir d'enfance - Saint-Gervais (Tronchet et Berger sur les toits) - la police essayait d'empêcher la destruction des taudis par les démolisseurs (chômeurs, ouvriers, aussi femmes dans la foule) - action menée afin d'empêcher les évacuations et relogement dans ces taudis et fournir du travail aux ouvriers;
              00:14:00 Discussion autour du quotidien et du rapport avec les mamans;
              [Fin de l'entretien avec le personnage B]
              [entre 00:14:50 et 00:15:39] Interruption de l'enregistrement;
              [Suite de l'entretien avec le personnage C]
              00:15:39 Discussion autour des ponts volants, description de ce système auquel succédèrent les échafaudages (système de fixation, de déplacement, largeur) et des accidents - 11 morts en une année - récit des contrôles sur les ponts. - Décès, manifestations, défilé avec corbillards devant le Grand Théâtre. - Interdiction des ponts volants en 1958;
              00:28:40 Retour à une question transmise par Henri Tronchet: Pourrais-tu énumérer les résultats obtenus entre 39-45 et les comparer aux résultats obtenus de nos jours?;
              00:30:00 Discussion autour des outils et vêtements de différents corps de métier - différentes techniques de peinture - discussion autour du pistolet de projection de peinture - discussion autour de la satisfaction au travail et au rapport avec le prix de revient: "Les patrons sont plus gourmands aujourd'hui.";
              00:42:10 La grande histoire des jours fériés, grève sauvage qui fut courte mais bonne - charges sociales, répartition, syndiqués non syndiqués;
              00:46:20 Changement de l'origine sociale des personnes siégeant au comité central du syndicat.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice