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CH-001784-0 SON-F-004-1 · pièce · 17.05.1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un poseur et réparateur de conduites, Walter Schmied, par Alda de Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:15:37).
Période évoquée: 1950-1996 (principalement)

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Walter Schmied a fait partie pendant vingt ans de l'équipe réseau de la Société des Eaux de l'Arve (SEA), il s'occupait de la pose et de l'entretien des conduites, mais donnait souvent un coup de main à l'équipe mécanique. Il aimait la l'autonomie et la diversité du travail, cela compensait un certain manque de matériel. Il a été agriculteur avant d'arriver à la SEA. Il décrit son logement de fonction et la capacité de ses collègues à penser et mettre en oeuvre des améliorations du travail.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : il travaillait dans l'équipe réseau de la Société des Eaux de l'Arve (SEA) - a fait l'école d'agriculture - puis, il a fait du compagnonnage, ce qui correspond à un apprentissage - a travaillé 17 ans à la campagne, à Villette (cultures, ferme), puis 2 ans à Nyon dans un atelier de machines agricoles - son frère travaillait à la SEA - il n'aimait pas la manière dont les gens travaillaient avec le bétail - il a fait 19 ans à la SEA - il a gardé la même fonction tout au long de son emploi à la SEA - il posait des colonnes et faisait des raccordements de maison - son contremaître était Monsieur Gadmer (?), Monsieur Depré (?) lui a succédé - il n'y avait pas de perspective d'avancement, mais "on était libres", au point de vue matériel d'exploitation "on était pauvres, on n'avait pas de grues";
00:09:00 à 00:18:00 : il a appris tout le métier d'approvisionnement d'eau - aux SIG, il a appris le polyéthylène, lui avait travaillé avec un matériau entre l'acier et la fonte - ils avaient une camionnette à pont et 2-3 petits véhicules - les tuyaux étaient commandés en Allemagne et étaient déchargés avec peu de matériel - lui, il n'était pas gêné par le manque de moyens - il n'y a pas eu beaucoup d'accidents, il s'en souvient d'un: un ouvrier qui est tombé dans une fouille - il faisait aussi le relevé d'index du compteur d'eau deux fois par année - la différence avec les Services industriels de Genève, c'est que là-bas tout le travail est divisé - discussion autour du piquet, chaque employé en faisait un par mois le week-end, la semaine c'était le contremaître - les joints étaient en caoutchouc, lui n'a pas connu les joints en plomb, a vu faire et savait faire, mais n'en a jamais fait;
00:18:00 à 00:27:00 : explication précise du procédé de fabrication des joints au plomb - discussion autour des problèmes de santé liés au plomb, pas de dispositif de protection, il n'est pas très inquiet de cela - il fallait faire un peu de maçonnerie aussi pour créer des butées - les hydrantes étaient fabriquées par la Société des Eaux d'Arve, ils avaient fait les dessins, les pièces étaient coulées ailleurs, mais eux les assemblaient - avec sa villa, il y avait une station de pompage - les contremaîtres répartissaient le travail - tout le monde devait plus ou moins tout savoir faire - l'équipe réseau leur donnait des coups de mains pour les troncs - il aurait souhaité peut-être avoir une petite pelle mécanique, mais il était clair que le conseil d'administration ne voulait rien investir - l'entretien était bien fait, mais l'usure était incontournable - l'installation avait plus de 100 ans - questionnements sur les origines de l'entreprise;
00:27:00 à 00:36:00 : ils étaient six à travailler sur le réseau - il a été donner la main pour sortir les pompes d'un puits, ce travail se faisait la nuit, 60 mètres de profondeur, réviser les pompes, on sortait les tuyaux, ils descendaient avec une nacelle tenue avec un treuil, avec le recul, la situation lui parait périlleuse - récit d'un accident de travail suite à une nouvelle technique - ils avaient une chimiste qui prenait des échantillons aux fontaines - anecdote du remplissage d'une citerne à mazout en travaux qui a coulé - craintes de pollution, mais réaction immédiate - il s'occupait des réservoirs, description de ce travail;
00:36:00 à 00:45:45: le relais dans lequel il travaillait fonctionnait la nuit pour remonter l'eau - il y avait un réservoir dont le socle était en pierre de taille et puis le reste en fonte - les pompes à piston (haute pression) prenait l'eau de ces réservoirs pour les pousser dans le réseau - les pompes à piston (basse pression) servaient à pomper l'eau hors des puits - comme ses collègues, il aime aussi beaucoup ce vieux matériel et ses pompes à piston - peu de contact avec les gens des SIG qui les prenaient un peu pour des rigolos - assez vite ils l'ont nommé chef d'équipe - d'autres ont moins bien réussi à s'adapter à la transition - lui aimait bien travailler avec les jeunes, "n'importe-qui peut nous apprendre quelque-chose" - son équipe a eu un nouveau fourgon - ils ne faisaient que de la pose - les piquets, c'était du lundi soir au lundi soir, le piquet 1, il avait le fourgon et le téléphone portable chez lui, le piquet 2 venait voir si vraiment il y avait un problème, le piquet 3 c'était pour l'intervention et puis ils faisaient venir des entreprises - il pense qu'il y a quand même eu des améliorations dans la sécurité, "qui est quand même une question d'argent" - il constate que de plus en plus ce sont les entreprises qui posent et les SIG ne font que les raccordements, car maintenant les entreprises de génie civil sont équipées pour le faire;

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-G-004-1 · pièce · 24.09.1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio faite par des femmes pour des femmes consacrée notamment à la formation professionnelle et au travail des femmes à l'occasion de la votation sur l'initiative populaire pour la formation professionnelle et un recyclage garanti lancée par le Parti socialiste ouvrier (PSO), à une interview d'une jeune employée de banque, au sketch radiophonique "Remue-méninge" créé par Alda De Giorgi et aux enjeux de la votation sur sur "l'arrêté fédéral sur l'économie sucrière indigène" (Durée totale: 02:04:30).

Résumé
Partie 1/4: sommaire de l'émission (03:00-04:30), interview de Christine Tulle Misteli, membre du Parti socialiste ouvrier (PSO), enseignante au SEPIA et militante de l'Association de défense des chômeurs (ADC) sur la formation professionnelle des femmes en marge de l' Initiative pour la formation professionnelle et un recyclage garanti lancée par le PSO (09:10-16:10, 20:00-26:00, 29:20-29:50), musique.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-A-004-1 · pièce · 1983
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un maçon et typographe, Henri Tronchet, le personnage F, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 00:42:02).
Période évoquée: 1920-1950 (principalement)

Aperçu des thèmes (Partie 1/1):
Dans cet entretien, ce typographe devenu maçon traite notamment de la Ligue d'action du bâtiment (LAB), de la démolition des taudis de Saint-Gervais ainsi que des actions de résistance aux évacuations. Il raconte son entrée en apprentissage comme typographe et sa réorientation comme maçon pour raisons de santé. Il explique les façons dont il participait à à la Ligue d'action du bâtiment (LAB) et la grève de 1928.
Il raconte les changements du travail dans le bâtiment en lien avec les mois d'hiver et les intempéries. Il parle des structures organisationnelles en relation avec les luttes syndicales. Il se positionne sur le type de stratégies à adopter, notamment sur la nécessité que les mouvements de grève soient brefs. Il décrit la grève des jours fériés, les sabotages de machines et la « prise de l'Hotel de Ville ». Cet épisode a abouti à l'obtention du paiement des jours fériés dans toute la Suisse. Il parle des actions de résistance aux évacuations de logement. Il explique les raisons de l'organisation de la démolition des taudis de St-Gervais. Ces derniers étaient habités par des personnes ayant été évacuées de leur logement pour non paiement du loyer. Elles étaient ensuite relogées dans des logements qui appartenaient à la Ville et à l’Etat. L'idée de l'action était que les ouvriers initient eux-mêmes directement la démolition pour refuser ces relogements et créer du travail. Il mentionne les aspects judiciaires de ces actions et les liens avec la politique institutionnelle. Il effectuera deux ans de prison. Il raconte des anecdotes cocasses sur son activité de typographe pendant son incarcération.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-C-004-1 · pièce · 1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio sur la guerre d'Espagne. (Durée totale: 00:58:66)

Résumé de l'émission (Parties 1/2 et 2/2):
Présentation du Collège du travail et de l'émission sur Radio Zone par Jacqueline Berenstein-Wavre.
Interview de Henri Meyer, ouvrier du bâtiment, plombier, engagé dans les brigades internationales en 1936.
Compte rendu de l'exposition de Henri Capa au Musée de l'Elysée sur des photographies de la guerre d'Espagne.
Musique: chansons traduites en français de poèmes espagnols.
Réalisation: Christiane Wist.

La partie 2/2 commence par la suite de l'interview de Henri Meyer, de son quotidien sur le front en Espagne.

Wist, Christiane; animateur/trice
CH-001784-0 SON-E-004-1 · pièce · 31.08.1995
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interviews d'un ingénieur-technicien, Pierre Riondel, par Alda de Giorgi et Eric Golay (Durée totale de l'entretien: 01:30:00).
Période évoquée: 1957-1993 (principalement)

Aperçu des thèmes (Parties 1/5 à 2/5) :
Après avoir obtenu son diplôme au Technicum à Genève en 1948, cet ingénieur, né en 1930, part à Paris et fait des études d'orgue. Il retournera ensuite à l'industrie et entre à Sécheron en 1957, il travaille comme "ingénieur technicien dans le secteur développement". Dans cet entretien, il décrit de façon détaillée le type de travail qu'il a été amené à effectuer. Il explique quelles nouvelles méthodes il a élaboré en fonction des demandes de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ou des tramways zurichois.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
Interview de Maria Pia Genolet
CH-001784-0 SON-H-004 · pièce · 04.04.2018
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Maria Pia Genolet (né le 3 mai 1956, dans les Marches - Italie), apprentie, puis secrétaire au service du personnel de Gardy env. 1972-1985. Interviewée par Fabienne Kühn.
Période évoquée: 1968-1985 principalement.

00-00-02:29 née en Italie (Marches) le 3 mai 1956 ; quitte l’Italie à 12 ans, vient rejoindre ses parents à Genève ; père travaille à dans une entreprise à Carouge, puis à Gardy, mère chez Gardy, puis à la Migros aux Acacias, enfin à la Nationale, à la Jonction (a ensuite brulé) ; les parents sont repartis en Italie à la retraite ; une sœur aînée (2 ans et demi de plus) ;
02:30-03:04 père travaille à Carouge chez Ciravegna (Vermouth), puis chez Gardy, qui emploie de nombreux Italiens ; il est ouvrier à l’atelier mécanique, y reste jusqu’à sa retraite ;
03:05-06:09 parcours scolaire : 1968 classe d’accueil, cycle, apprentissage d’employée de commerce chez Gardy, employée à la comptabilité, puis secrétaire de M. Carrard [chef du personnel] pendant une dizaine d’année ; fin 1985, quitte Gardy, car accouche de sa fille et reste au foyer durant 2-3 ans, puis trouve des heures dans un kiosque Naville, y reste 25 ans, à la fin à 100% ; licenciement, 2 ans de chômage, puis emploi à l’épicerie Caritas à la Servette, retraite dans 2 ans ;
06:10-07:29 Gardy, plus belle période de sa vie professionnelle, plaisir au travail, collègues agréables ; travaille au service du personnel avec Mme [Thanoz ?], qui l’a prise sous son aile après le départ de sa mère en Italie et M. Carrard, chef du personnel ;
07:30-12:59 s’occupe du journal de Gardy, nombreux menus services aux ouvriers et employés ; environ 300 personnes, ouvriers et ouvrières, cols blancs ; nombreux Italiens, des Espagnols, quelques autres ; nombreuses femmes : employées au presse, à la galvano, surtout, au « petit appareillage » (fusibles, etc.), mensualisées [compléments de Guy Genolet] ;
13:00-13:49 M. Carrard, chef du personnel, jusque vers 1988 ; direction M. Koch, puis M. Winiger, autre ;
13:50-14:44 conditions de travail des femmes, fidélité du personnel car les gens se plaisaient ;
14:45-17:14 activités organisées par le service du personnel : sorties des retraité-e-s, Noël des enfants, apéro de départ au réfectoire avec discours du chef du personnel, et longue partie conviviale ;
17:15-19:14 versement des rentes toutes les fins de mois par Gardy ; sorties annuelles des retraité-e-s (par ex. Interlaken), env. 50.
19:15-20:14 Noël des enfants : achat de cadeaux à la Placette par le chef du personnel et sa femme ; 50-60 enfants au réfectoire ; animateur/animatrice : conteuse, père Noël – beaux souvenirs ;
20:15-22:24 mauvais souvenirs : les licenciements ; rédige les rapports des séances de commission du personnel, conflits, Carrard et Kessler, président de la commission du personnel ;
22:25-22:59 départ en décembre 1985.

Genolet, Maria Pia