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Interview de Heinrich Rudolf, monteur (1ère partie/1)

Interview d'un ancien monteur d'alternateur aux Services industriels de Genève et mécanicien à la Société des Eaux d'Arve, Heinrich Rudolf, par Alda de Giorgi (Durée totale de l'entretien: 00:40:20).
Période évoquée: 1950-1996 (principalement)

Aperçu des thèmes (Partie 1/1):
Dans cet entretien, cet ouvrier mécanicien et monteur, puis contremaître relate et compare les différentes phases de son expérience professionnelle. Il raconte les conditions de vie et de travail à la Société des Eaux de l'Arve, où il travaillait dans une petite équipe de cinq personnes avec un travail varié et un beau cadre naturel. Il explique que le logement était fourni sur le site de l'usine, justifiait un salaire plus bas et exigeait une disponibilité constante des employés. D'une manière générale, il dit avoir été satisfait des conditions de travail qu'il a expérimenté bien qu'il se réfère à leurs conditions comme à celles d'esclaves. Parmi les sujets traités se trouvent: le rachat par les Services industriels de Genève (SIG) et les centrales nucléaires à Téhéran et Lucens.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/1) :
00:00:00 à 00:09:00 : né en 1937, entrée à la SEA en 1968 - formation de mécanicien à la Soudière suisse en Argovie - ancien monteur de Sécheron, a beaucoup voyagé dans ce cadre - a quitté Sécheron lorsque le secteur des alternateurs a été supprimé - un ex-ingénieur de Sécheron l'avait recommandé - problématique de l'adaptation aux crues de l'Arve qui fournissait la puissance - à la SEA, ils faisaient beaucoup d'entretien, de réparation, de recyclage contrairement à ce qui se passait aux SIG - entretien des tresses en chanvre - tonte du gazon - le directeur refusait d'acheter une tronçonneuse: il y a plusieurs histoires de ce genre, "le travail était très artisanal" et car il "devait être rentable pour les actionnaires";
00:09:00 à 00:18:00 : le dîner de fin d'année se faisait toujours à l'usine pour permettre aux ouvriers de permanence de participer (ouvriers, patrons, actionnaires comme les Lombards, banquier et géologue, Hentsch banquier, ...) - le repas ne se faisait pas avec les épouses - le directeur De Haller était moins en contact avec les ouvriers car les bureaux se trouvaient ailleurs, alors que par la suite, "Coutau" (Couteau?) était dans un bâtiment provisoire sur le site - pratiquement tout le monde habitait sur le site;
00:18:00 à 00:27:00 : le loyer était modéré, les salaires aussi - la paie a augmenté de 1000.- et les loyers aussi - pas tout le monde ne vivait sur le site - les nouvelles machines étaient achetées d'occasion - le passage aux Services industriels s'est assez bien passé, ils se moquaient, mais ne nous embêtaient pas - les heures supplémentaires étaient timbrées, chaque minute était timbrée - "avant on était un peu des esclaves", " nous ça allait, mais dans le temps, c'était terrible - en vivant sur le lieu on est sensé toujours être disponible et ces coups de main n'étaient pas payés" - en tant que monteur à Sécheron a voyagé entre deux jours et six mois en Espagne, Yougoslavie, Berlin - travail intéressant;
00:27:00 à 00:36:00 : Téhéran: montage d'une petite centrale nucléaire pour l'université, pour l'expérimentation, financée par le Shah, mais abandonnée dans un port, "toute oxydée", matériel américain, pour finir ils l'ont faite avec Sécheron qui faisait du nucléaire à Lucens - à Vessy, ils faisaient le piquet pour les alertes: une semaine sur quatre, vu qu'ils étaient quatre, tous les soirs il fallait travailler de 22h à 23h - il y avait des alarmes à la maison, ils étaient assez souvent dérangés - il est devenu contremaître finalement, a remplacé un collègue à sa retraite - il vient sur le site encore tous les jours après le travail pour vérifier qu'il n'y a pas de casse - comme contremaître, il a un bureau au Lignon - il s'occupe des contrôles de différentes entreprises - il y a trois contremaîtres - il aimait bien les anciennes machines à piston tout en admettant qu'elles sont vieilles, qu'elles sont beaucoup trop grandes, mais elles sont amorties et ne coûtent que l'entretien;
00:36:00 à 00:40:20: l'eau de la SEA était moins chère que celle des SIG - l'entreprise a été vendue, car pour renouveler la concession, ils auraient du rénover les installations et ils ne voulaient pas - il n'y a pas eu d'accident - les horaires étaient par tournus - les salaires étaient meilleurs à la SEA qu'à Sécheron.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice

Interview de Solange Zosso (1ère partie/2)

Interview de Solange Zosso, infirmière au Dispensaire ouvrier des Pâquis.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:05-02:00 création du dispensaire
02:00-03:40 installation dans les locaux aux Pâquis
03:40-04:35 création du dispensaire (suite)
04:35-05:20 composition du corps médical
05:20-09:40 soutien financier et notamment contexte philanthropique de la création du dispensaire
09:40-10:40 le choix des Pâquis pour y établir le dispensaire
10:40-11:35 travail de l'infirmière Mme Lichtenfeld
11:35-12:20 description des premiers locaux (1936-1965)
12:20-16:35 travail et cours dispensés par les Samaritain·es
16:35-18:05 dons d'échantillons gratuits fournis par les laboratoires pharmaceutiques et des médecins de Genève
18:05-21:15 évolution des soins prodigués et de la patientèle
21:15-26:00 activités de la Goutte de Lait, fondée par Marguerite Champendal et Roger Fischer
26:00-26:35 soins offerts aux enfants et aux mères au Dispensaire ouvrier
26:35-28:20 l'hopital des enfants malades de la rue Gourgas
28:20-29:50 visites médicales des samaritain·es avant les colonies de vacances
29:50-32:50 colonie de vacances Pâquis-Prieuré-Sécheron
32:05-34:30 le dispensaire comme premier point de contact médical
34:30-37:00 patient·es vivant dans une grande précarité
37:00-38:35 collaboration avec le centre anti-alcoolique des Acacias
38:35-39:00 information aux personnes souffrant d'ulcères variqueux
39:00-40:15 sur la méconnaissance des principes d'hygiène
40:15-41:35 traitement des poux
41:35-45:20 évolution des médicaments et des moyens médicaux, dans le contexte de l'après-guerre: antibiotiques, vitamines, huile de ricin, solarium
45:20-46:10 maladies vénériennes peu soignées au dispensaire
46:10-47:22 participation financière des femmes prostituées au dispensaire

Collège du Travail, Genève; producteur/trice

Mémoire vivante - émission 2 (1ère partie/2)

Emission de radio sur le thème de "l'esprit de Ferney-Voltaire, un esprit imaginatif, créateur et solidaire, un esprit humaniste, aurions-nous dit au temps de Voltaire", consacrée à une l'interview de quatre membres du Syndicat des exploitants agricoles de la commune de Saint-Genis [Mme Marcelle Méquis ?, et MM. Michel Jacquemier?, Claude Harry?, Pierre Struchen[, entrecoupée de musique (durée totale: 00:54:11).

Résumé
Partie 1/2: présentation de l’émission et des participant·es (02:08–04 :13), répartition des parcelles (ou « lots de marais ») aux habitants de la commune Saint-Genis et exploitation par des agriculteurs jusqu’en 1968 (06:18-06:41, 06:42-10:07), première réunion pour la formation du syndicat en 1968 (11:50- 12:44), portrait de Pierre Struchen, ancien de la section genevoise de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment FOBB (12:45-13:05), aperçu historique sur les fruitières de la commune de Saint-Genis, e.a. comme lieu de socialisation, ainsi que les porteurs de lait (13:05-16:53), mise en commun des machines agricoles sous forme de coopérative, notamment pour l’achat de matériel (16:53-18:43), témoignages personnels sur les liens entre le pays de Gex, Genève et la Suisse plus généralement: anecdotes, notamment sur l’établissement d’exploitants de la France vers la Suisse et inversement ainsi que la vente de produits sur les marchés e.a. dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale (21:59-26:23).

Collège du travail

Interview de l'équipe de l'atelier Signature (1ère partie/2)

Interview par Alda De Giorgi de Mireille Vallette, responsable de l'atelier d'occupation temporaire Signature, et de Gilles Thorel, animateur spécialisé dans la pédagogie de l'informatique intervenant à l'atelier Signatures, à propos des activités de l'atelier, du placement des chômeurs, du profil des participant·e·s, des difficultés rencontrées au sein de l'équipe ou au contact de l'Office cantonal de l'emploi, des formations proposées aux chômeur·euse·s ainsi que l'impact de la nouvelle Loi sur l'assurance chômage, en vigueur le 1er janvier 1996.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-04:15 présentation de l'atelier Signature, de son contexte de création et de la publication des articles rédactionnels du "Cahier emploi" dans le cadre de la Tribune de Genève
04:15-08:10 encadrement des chômeurs à l'atelier, notamment dans le contexte de changements technologiques (transition numérique, formation à l'utilisation de logiciels, etc.)
08:10-11:25 différences dans les compétences préalables, le moral et la motivation
11:25-15:20 modalités du placement à l'atelier Signature par l'Office cantonal de l'emploi
16:50-20:40 organisation du travail au sein de l'équipe et contenu des articles rédactionnels de la rubrique "Cahier emploi" de la Tribune de Genève
20:40-21:45 renouvellement des équipes et difficultées liées au renouvellement des équipes
21:45-28:15 contraintes budgétaires et financement de l'atelier
28:15-30:30 composition de l'équipe permanente et comparaison avec d'autres structures offrant une occupation temporaire
30:30-34:50 difficultées rencontrées dans la conduite des activités
34:50-36:35 intérêt des participant·e·s pour l'atelier et les formations offertes
36:35-38:55 impact de la nouvelle Loi sur l'assurance-chômage sur la durée de participation à l'atelier ainsi que sur la motivation des chomeur-euses
38:55-40:25 données statistiques disponibles sur les participant·e·s
40:25-46:00 facteurs de réinsertion des participant·e·s à l'atelier, notamment réseau professionnel de l'équipe permanente et club des anciens
46:00-46:25 certificat de travail délivré à l'issue du programme d'occupation temporaire
46:25-47:00 profils des participant·e·s (début)

De Giorgi Alda; interviewer/euse

Le Tzar jugé

Appel à tuer le tsar, soutien aux nihilistes (Le "bon samaritain" jette un engin explosif sur un ours à tête d'aigle qui symbolise le tsar; à l'arrière un chantier consacré à la liberté et à l'égalité).

Bernstein, D.

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